08 RC BLINDES ARDENNES, le forum de toutes les passions en modélisme Index du Forum
08 RC BLINDES ARDENNES, le forum de toutes les passions en modélisme
Chars RC, véhicules RC et statiques, dioramas, slot-racing, bateaux, avions et hélicoptéres, modélisme ferroviaire, figurines, jouets anciens...
 
08 RC BLINDES ARDENNES, le forum de toutes les passions en modélisme Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

:: Vignettes: Tintin et les ballons et dirigeables ::
Aller à la page: 1, 2, 3, 4, 5  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    08 RC BLINDES ARDENNES, le forum de toutes les passions en modélisme Index du Forum -> Jouets anciens ou plus récents -> Le monde de Tintin
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
F5JFS
Administrateur
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 23 Jan 2012
Messages: 1 461 251
Localisation: Sud 77
Masculin
Point(s): 1 460 767
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mer 6 Nov - 13:14 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les ballons et dirigeables Répondre en citant

L'histoire de l'Aérostation des origines à 1940

Nous ne pensons pas faire une découverte en affirmant que dans l'histoire longue et tourmentée, qui a conduit l'homme de sa première caverne, ou maison sur pilotis, à la civilisation des machines, ce qui l'a toujours guidé a été la nature. C'est elle, en effet, qui lui a soufflé en lui murmurant presque à l'oreille ce qu'il devait faire ou ne pas faire pour survivre et progresser. Certes, ce n'est pas l'homme qui a allumé le premier feu, mais il en a compris l'importance et, de là, partit et se développa toute possibilité de progrès humain. Les intuitions fondamentales de la navigation vinrent à l'esprit de nos ancêtres de la même façon : en voyant le tronc d'un arbre déraciné suivre le courant d'un fleuve, ou un enchevêtrement de branches arrachées à la rive soutenant des animaux surpris par la crue, ils eurent l'idée de les imiter. Et ces ingénieux bipèdes surent bénéficier de cette suggestion. Ils utilisèrent l'infidèle et hostile élément liquide et, après une suite d'aventures merveilleuses, le transformèrent en un réseau de voies de communication.

Plus longue et plus périlleuse fut pourtant l'expérience du vol : comment dérober aux oiseaux le secret leur permettant de s'élever dans les airs ' Pendant des millénaires, l'homme observa, pensif, leur vol libre dans le ciel pur, rongé par, le désir de l'imiter. La nature, une fois encore, le provoquait en lui indiquant une conquête à entreprendre. Des corps plus pesants que l'air pouvaient s'élever dans le ciel grâce à un battement d'ailes. Pendant des milliers d'années, l'homme, présomptueux Icare, s'ingénia à les copier mais, chaque fois, il retombait lourdement sur sa prison terrestre.

Jusqu'à ce qu'un jour, Icare ne retombe plus : le secret des ailes avait été dévoilé !

Nous racontons justement l'histoire de cette conquête ; l'histoire du « plus léger que l'air » depuis les expériences courageuses du ballon à air chaud, appelé Montgolfière, du nom de ses inventeurs, jusqu'au dirigeable perfectionné en passant par l'aérostat à hydrogène. Nous suivons l'inépuisable chemin du progrès technique, les améliorations, les affirmations, les drames aussi, jusqu'au déclin, à l'éclipse qui n'est ni totale, ni définitive.

Les premières intuitions historiquement prouvées dans le domaine de l'aérostatique sont italiennes et nous ont été données par le jésuite de Brescia. Francesco Lana, en 1670, dans son livre « Prodromo dell'Arte Maestra » exposait l'idée de « naviguer » dans l'atmosphère au moyen d'un bateau soigneusement dessiné et projeté, formé de quatre grandes sphères de cuivre vides d'air dont il calculait exactement les dimensions et l'épaisseur. La pauvreté et l'habit interdirent au père Lana d'expérimenter sa machine. Celle-ci lui provoqua même certains ennuis, dont son arrestation et sa dénonciation au Tribunal de l'Inquisition pour ses « pratiques magiques ».

La découverte de l'hydrogène par l'Anglais Cavendish en 1781 fut décisive. L'année suivante, c'est-à-dire un an avant la montgolfière, l'Italien Tibère Cavallo, et Black à Londres, Barbier de Tinan et Volta à Genève, eurent l'idée de remplir des vessies et des bulles de savon avec ce nouveau gaz. Les vessies ne purent s'élever tandis que les bulles de savon — au contraire — démontrèrent le pouvoir ascensionnel de « l'air inflammable » ; ainsi appelait-on alors l'hydrogène.

Cavallo poursuivait ses recherches quand, le 4 juin 1783, à Annonay, la première montgolfière s'éleva. Quatre mois et demi après, Pilâtre de Rozier (qui, deux ans plus tard, devait être la première victime du « plus léger que l'air ») accomplissait, en compagnie du Marquis d'Arlandes, l'exaltante expérience à laquelle nous faisons allusion au début.

Parallèlement, un autre Français, le physicien Charles, songeait lui aussi à mettre à profit le pouvoir ascensionnel de l'hydrogène. Il créa une enveloppe de soie vernie et réussit à fabriquer du gaz en grande quantité et le 27 août 1783, son ballon, construit à Paris, s'élevait, non monté, du Champ de Mars.

L'élan était donné et, après quelques ascensions captives, les premiers voyages aériens eurent lieu en France : le 21 novembre 1783 par Pilâtre de Rozier et le Marquis d'Arlandes avec une montgolfière ; le 1er décembre 1783 par Charles et Robert, constructeurs, avec un ballon à hydrogène. Celui-ci comportait de telles innovations techniques : enveloppe vernie, filet, soupape, lest, appendice... qu'il est réellement le premier ballon libre permettant à l'aéronaute de naviguer grâce à l'emploi du lest et de la soupape.

Ce n'est pas seulement la France mais le monde entier, et plus particulièrement l'Europe, qui se lança alors dans la pratique de l'aérostation. Le 25 février 1784, Carlo et Agostino effectuaient, à Milan, un court voyage aérien avec une montgolfière financée par le Chevalier Paolo Agostino qui, ayant dépensé 4.000 sequins, participa à l'ascension. En Espagne, c'est le Français Bouché qui effectua une démonstration le 4 juin 1784. Aux États-Unis, un jeune garçon de 13 ans, Ed. Warren, devint le 24 juin de cette même année le premier aéronaute américain, le ballon construit par Carnes ayant un pouvoir ascensionnel insuffisant pour enlever un adulte.

À Vienne, en Autriche, le 7 juillet 1784, Stuver, avec trois passagers, fit involontairement un voyage aérien, le câble qui retenait sa montgolfière s'étant rompu.

La Grande-Bretagne n'était pas en reste : le 25 août, James Titler effectua une courte ascension captive mais c'est l'Italien Lunardi qui, dans ce pays, réalisa le premier voyage aérien, de Londres à Ware, dans le Hertfordshire, le 15 septembre 1784.

Ces ascensions et celles qui suivirent pendant tout le XIXe siècle furent l'occasion de divers essais qui, souvent, se terminèrent mal. Les premières victimes de la conquête de l'air furent Pilâtre de Rozier et Romain, dont l'aéromontgolfière s'enflamma au cours d'une tentative de traversée de la Manche le 15 juin 1785. Zambeccari, célèbre pilote italien, devait périr de la même façon en 1812.

Il est pratiquement impossible de citer tous les aéronautes qui, au cours de cette période, se risquèrent dans des entreprises qui soulevèrent et stupéfièrent les foules.

Par ailleurs, les esprits les plus brillants étudiaient activement la possibilité de donner à l'aérostat, stabilité, autonomie de vol et de direction. C'était beau, très beau même de flotter dans le ciel sur un ballon en proie aux courants aériens... Mais c'était encore plus beau, et surtout plus utile, de pouvoir se servir de ce nouveau moyen : parcourir des routes choisies, ne pas se laisser dominer par les forces de la nature. Cette seconde partie de l'histoire, vous la trouverez également dans ce livre que vous vous apprêtez à lire. L'histoire du « dirigeable » commence vraiment en 1852 avec les premières applications techniques de Henri Giffard qui utilisa, pour la propulsion, une machine à vapeur. Après les essais de Dupuy de Lôme et de Haenlein (1872) et des frères Tissandier (1883), les Capitaines Renard et Krebs accomplissaient en 1884, le premier circuit aérien avec le dirigeable « La France ».

Puis ce fut l'essor du dirigeable, auquel de grands noms sont associés. En Allemagne, Woelfert (1896) et Zeppelin (1900) ; en France, Santos-Dumont (1898), Lebaudy (1903) ; en Italie, Forlanini, Crocco, Ricaldoni (1909). Différentes techniques furent adoptées : cependant que la France construisait surtout des aéronefs souples, l'Allemagne se tournait vers les rigides et l'Italie adoptait une solution mixte : le semi-rigide, formule très intéressante pour son bon rendement. Les armées de ces trois pays allaient utiliser leurs aérostats pendant la Première Guerre mondiale.

Mais malgré les énormes progrès réalisés, le développement du dirigeable fut bloqué par l'évolution extrêmement rapide du « plus lourd que l'air » : l'avion, et aussi par une suite de tragédies qui découragèrent l'industrie, en sensibilisant négativement l'opinion publique.

Le dirigeable est cependant encore utilisé par les armées de quelques pays et il n'est pas dit comme nous y faisions allusion au début - que l'avenir ne nous réservera pas la surprise de le voir à nouveau utilisé à des fins civiles ou militaires !

Avec son glorieux ancêtre le ballon, le dirigeable a donc marqué un moment précis de l'histoire de l'humanité et ses péripéties méritent non seulement le souvenir, mais aussi une étude approfondie qui le fasse mieux connaître.
_________________
http://www.slotmania.fr/


Dernière édition par F5JFS le Mer 11 Mai - 13:43 (2016); édité 2 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Mer 6 Nov - 13:14 (2013)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
F5JFS
Administrateur
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 23 Jan 2012
Messages: 1 461 251
Localisation: Sud 77
Masculin
Point(s): 1 460 767
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mer 6 Nov - 13:17 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les ballons et dirigeables Répondre en citant

1782. La machine volante de Blanchard (France)




Les grandes inventions humaines doivent toujours beaucoup aux idéalistes, car ils ont souvent l'opiniâtre persévérance de ceux qui sont sûrs de leurs propres intuitions. Naturellement, celles-ci ne correspondent pas toujours à la vérité scientifique mais, lorsque l'idée de départ n'est pas pure folie, vous pouvez être certains que l'intuition de l'idéaliste sera réalisée. François BLANCHARD était certainement l'un des plus courageux, et il avait de surcroît le don de l'invention. Le but de sa vie — qui fut également la cause indirecte de sa mort — était de construire une machine capable de s'élever et de se diriger dans les airs. À dire vrai, toutes ses intuitions ne donnèrent pas les résultats qu'il en attendait, mais l'aide qu'il apporta à l'aérostation fut considérable. Né aux Andelys en 1753, fils d'un modeste artisan, Blanchard montra des dons précoces pour la mécanique ; on raconte qu'à seize ans, il avait construit une voiture sans chevaux. Malheureusement, il ne reste aucune trace de ce prototype ingénieux. Mais, comme nous l'avons dit, tous ses rêves convergeaient vers une machine volante. C'est dans ce but qu'il imagina une sorte de vaisseau aérien muni, d'un gouvernail et de six ailes longues et larges de trois mètres. Encouragé par d'autres personnes, Blanchard se décida à accomplir une tentative de vol en public avec son engin ; le 5 mai 1782 il le présenta au cours d'une conférence mais ne put effectuer aucune évolution utile. À la même époque, il essaya un hélicoptère avec lequel il obtint un allégement certain. Mais alors que l'inventeur étudiait la façon d'améliorer son " vaisseau ", la grande nouvelle éclata ; les frères Montgolfier avaient inventé le ballon aérostatique ! Et l'ingénieux fils d'artisan se jeta, sur cette piste nouvelle, essayant de perfectionner l'appareil des Montgolfier en y ajoutant des ailes mobiles, dans l'espoir que celles-ci auraient le même effet dans l'air que les rames dans l'eau. Les ailes de Blanchard ne donnèrent pas de résultats appréciables, mais ces expériences, même négatives, ont toujours une influence sur les progrès de l'humanité.
_________________
http://www.slotmania.fr/
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
F5JFS
Administrateur
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 23 Jan 2012
Messages: 1 461 251
Localisation: Sud 77
Masculin
Point(s): 1 460 767
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mer 6 Nov - 13:17 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les ballons et dirigeables Répondre en citant

1783. La Montgolfière (France)



On peut dire qu'une imagination fertile, doublée de la faculté d'associer un fait dû au hasard à d'autres événements dont on peut démontrer l'éventuelle possibilité, sont deux dons réservés à bien peu de gens ; des dons à qui l'humanité doit une grande partie de ses conquêtes. C'est grâce à cette faculté d'associations d'idées que Joseph MONTGOLFIER pensa à l'idée du ballon aérostatique, en voyant une chemise qu'il venait de faire sécher devant le feu, pleine d'air chaud, se gonfler et tenter de s'élever. Ce fut la Montgolfière, dérivé de son nom et celui de son frère Jacques-Etienne. En, réalité, Joseph (1740-1801) et Etienne (1745-1799) Montgolfier sont inséparables dans le mérite de cette invention ; nous pouvons, tout au plus, les considérer comme " la tête et les jambes " d'une riche association de talents. Nés tous, les deux à Vidalon-les-Annonay, d'un riche papetier, Joseph et Etienne firent tout de suite équipe sur l'étude du ballon volant. Les premières expériences furent faites par joseph, à Avignon, avec une enveloppe de tissu. Puis il en réalisa une autre restée célèbre, le 4 juin 1783, à Annonay, avec un ballon de papier d'un volume de 800 m3, sans passager. L'intérêt initial du public se transforma vite en enthousiasme. Appelé à Versailles " pour relater les faits ", Etienne Montgolfier, le 19 septembre 1783, lança un immense aérostat qui s'éleva à 240 toises et s'abattit dans la forêt de Vaucresson. Mais l'ascension qui marqua le vrai triomphe de la Montgolfière, en dehors du fait que c'était le premier vol de l'homme, fut exécutée le 21 novembre, au château de la Muette. Au ballon haut de presque 20 m, on adapta une nacelle et un fourneau pour y brûler la paille qui devait produire l'air chaud. Deux hommes courageux, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes, prirent place dans la nacelle et la Montgolfière traversa la Seine, passa, majestueuse, dans le ciel de Paris et descendit finalement sans incident sur la Butte aux Cailles, à 12 km de son point de départ.
_________________
http://www.slotmania.fr/
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
F5JFS
Administrateur
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 23 Jan 2012
Messages: 1 461 251
Localisation: Sud 77
Masculin
Point(s): 1 460 767
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mer 6 Nov - 13:18 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les ballons et dirigeables Répondre en citant

1783. Le ballon de Charles et Robert (France)



Souvent, quand les temps sont mûrs, comme on dit, pour le développement d'une science donnée, il arrive qu'une même idée révélatrice retentisse dans l'esprit des différents chercheurs, pourtant éloignés et inconnus les uns des autres. C'est ce qui arriva aussi à l'aérostatique. Tandis que Blanchard s'occupait de sa machine ailée et que les Montgolfier s'affairaient autour de leur fourneau à air chaud, un physicien d'origine italienne, Tiberio Cavallo, s' " amusait " à souffler dans son laboratoire d'étranges bulles de savon. Elles s'élevaient au plafond bien plus rapidement que toutes les autres, car, à l'intérieur, elles n'étaient pas remplies d'air, mais d'hydrogène, quatorze fois plus léger que l'air. Tiberio Cavallo était né à Naples en 1749 et s'était installé en Angleterre en 1771 pour se livrer au commerce. Mais une irrésistible attraction vers les études de physique le détourna bien vite de son négoce. Ce n'est pas notre propos de raconter ici toutes ses inventions ingénieuses ; par contre, ses découvertes sur l'emploi de l'hydrogène pour gonfler les aérostats, sont certainement antérieures à toutes les autres. Les temps, du reste, évoluaient rapidement, et le progrès se manifestait avec un élan irrésistible dans la nouvelle et merveilleuse possibilité de s'élever dans l'air qui était offerte à l'homme. Très peu de temps après les triomphes des Montgolfier, le 1er décembre 1783, le premier grand ballon gonflé à l'hydrogène, monté par deux Français : Alexandre César CHARLES et Nicolas Louis ROBERT, s'élevait et allait se poser deux heures cinq minutes plus tard à Nesles, près de l'Isle-Adam. Charles repartit, seul à bord de l'aérostat, qui monta à 3 000 mètres et se posa définitivement trente-cinq minutes plus tard à La Tour du Lay. Ce ballon constituait un énorme progrès par rapport aux prototypes de la même année : il était déjà doté d'une calotte vernie, d'une légère nacelle, d'un lest, d'une valve de sécurité et d'un appendice pour freiner.
_________________
http://www.slotmania.fr/
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
F5JFS
Administrateur
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 23 Jan 2012
Messages: 1 461 251
Localisation: Sud 77
Masculin
Point(s): 1 460 767
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mer 6 Nov - 13:19 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les ballons et dirigeables Répondre en citant

1784. Montgolfière « La Gustave » (France)



Le délirant enthousiasme pour l'aéronautique contamina très vite les, femmes également et, sept mois après le premier vol humain — de Pilâtre de Rozier et du Marquis d'Arlandes — on assista au premier vol féminin. L'intrépide pionnière fut Madame THIBLE qui, le 4 juin, à Lyon, s'éleva à bord du ballon Le Gustave piloté par l'aéronaute Fleurant. Quand la nacelle se détacha du sol, elle se mit à déclamer des vers et ensuite, conquise par la grisante aventure, elle passa de la poésie au lyrisme et chanta en même temps que le pilote de difficiles airs d'opéra. L'ascension, pleine de brio, se termina par un succès, liant ainsi le nom de Madame Thible à l'histoire de l'aéronautique. Une année après le vol de la première passagère en crinoline, le 26 juin 1785, Madame Letitia SAGE voulut être la première Anglaise ayant participé à une ascension. Elle monta, en compagnie de Monsieur G. Biggin, dans la nacelle d'un ballon piloté par le premier aéronaute anglais... l'Italien Vincent Lunardi. Malheureusement, le ballon, trop lourdement chargé, ne put décoller et Lunardi effectua l'ascension tout seul. Soit dit en passant, ce dernier avait accompli le premier voyage en ballon depuis Morfields, près de Londres, jusqu'à Stanton, dans le Hertfordshire. Mais la première ascension entièrement féminine eut lieu le 10 novembre 1798. Le pilote était Madame Jeanne Geneviève Labrosse (1775-1847), épouse du célèbre aéronaute Jacques Garnerin, auquel on attribue l'invention du parachute, expérimenté par lui-même. Dans le ballon de Madame Labrosse monta, en qualité de passagère, Madame Henry. Le vol se termina par un succès. Parlant des premières aéronautes, on ne peut manquer de citer Madeleine-Sophie Armant, épouse de Blanchard. A la mort de son mari, qui l'avait laissée dans la misère, Madame Armant se dédia professionnellement à l'aéronautique, accomplissant plus de 60 ascensions dans toute l'Europe. Elle mourut en 1819 à Paris en tombant avec son ballon.
_________________
http://www.slotmania.fr/
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
F5JFS
Administrateur
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 23 Jan 2012
Messages: 1 461 251
Localisation: Sud 77
Masculin
Point(s): 1 460 767
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mer 6 Nov - 13:20 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les ballons et dirigeables Répondre en citant

1784. Ballon de l'Académie de Dijon (France)



Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, 1es Académies fleurissaient dans toute l'Europe, et surtout en France, où chaque ville ou village d'une, certaine importance avait la — et même les siennes. L'école philosophique fondée par Platon dans les jardins dédiés par la ville d'Athènes au héros Academo n'avait naturellement aucun rapport ; mais l'Académie, déjà depuis le siècle précédent, avait rempli et remplissait encore une fonction à ne pas sous-estimer — aujourd'hui que le mot a pris une signification ironique, voire péjorative — dans la promotion des arts et des sciences. Aucun sujet qui concernait, de quelque façon que ce soit, le progrès de la culture humaine dans toutes ses significations et ses nuances, n'échappait à l'attention des Académies. Il y avait des Académies philodramatiques et des Académies scientifiques, des Académies musicales et des Académies des Beaux-Arts ou des Lettres, toutes dotées de devises et de symboles suggestifs et frappants. En France, la contribution de ces Académies au progrès de la science fut énorme, et un sujet tel que l'aérostat ne pouvait échapper à l'intérêt de leurs membres. À Dijon, par exemple, l'étude du problème fit l'objet d'expériences intéressantes. L'Académie de la ville fit construire à ses frais et expérimenter par l'aéronaute GUYTON DE MorVEAU un ballon spécial " muni de moyens de direction et de propulsion ". Ceux-ci consistaient en deux grandes rames fixées à la nacelle, tandis que deux autres énormes panneaux battants étaient fixés de chaque côté du cercle équatorial du ballon. Sur le même cercle, on avait fixé aussi un gouvernail, — supposé tel, et un coupe-vent. Les expériences de l'appareil de l'Académie de Dijon furent accomplies le 25 avril 1784 par Morveau seul, puis, le 12 juin, toujours par lui, mais accompagné cette fois de l'Abbé Bertrand et de M. De Virly. Sous l'impulsion des propulseurs, les aéronautes obtinrent, par de grands efforts musculaires, une légère déviation et une faible rotation du ballon.
_________________
http://www.slotmania.fr/
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
F5JFS
Administrateur
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 23 Jan 2012
Messages: 1 461 251
Localisation: Sud 77
Masculin
Point(s): 1 460 767
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mer 6 Nov - 13:21 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les ballons et dirigeables Répondre en citant

1784. Montgolfière de Stuver (Autriche)



L'année 1783 peut se définir comme celle de l'aérostat ; c'est cette année-là qu'en fait, par les intuitions plus ou moins théoriques de ces précurseurs, on passa finalement aux expériences pratiques et aux premiers développements fondamentaux du " plus léger que l'air ". Le jour " J " devait être le 4 juin 1783 ; le premier aérostat à air chaud des frères Montgolfier vola triomphalement dans le ciel serein de France, sous les yeux stupéfaits des bons bourgeois d'Annonay. C'était la route vers une grande aventure. En novembre de la même année, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes voyageaient sur leur montgolfière au-dessus de Paris, et toujours la même année, le physicien Charles appliquait pour la première fois l'usage du lest et inventait la soupape de sécurité, manoeuvrable de la nacelle. Et l'on était encore en 1783 quand l'ingénieux Vincenzo Lunardi, de Lucques, vola à Londres sur un ballon qu'il avait construit lui-même et gonflé à l'hydrogène selon les théories annoncées par son compatriote Tiberio Cavallo, de Naples. Si la patrie de l'aérostat était la France, les autres pays d'Europe s'y intéressaient aussi. En Autriche, l'aérostation fut découverte par le Viennois Johannes STUVER qui construisit la montgolfière représentée ici : une structure compacte avec une grande nacelle incorporée au ballon et une sorte de voile triangulaire dont nous ne parvenons pas bien à comprendre la fonction. L'appareil fastueux, dans l'intention de ses constructeurs, n'était pas destiné à s'élever librement dans le ciel, mais à rester ancré à la terre au moyen d'une longue corde ; c'est ce qu'on appelle une " ascension captive ". L'envol de la machine eut lieu au Pratelle le matin du 7 juillet 1784 : la montgolfière, gonflée d'air chaud, prit de la hauteur au milieu des cris de jubilation de la foule ; elle ondoya dans l'air et parut se plier aux contraintes de la corde ; mais hélas, celle-ci se brisa au bon moment et le choc énorme reçu par l'enveloppe provoqua un début d'incendie.
_________________
http://www.slotmania.fr/
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
F5JFS
Administrateur
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 23 Jan 2012
Messages: 1 461 251
Localisation: Sud 77
Masculin
Point(s): 1 460 767
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mer 6 Nov - 13:22 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les ballons et dirigeables Répondre en citant

1784. Ballon dirigeable du Duc de Chartres (France)



Dans l'existence tourmentée de Louis PHILIPPE JOSEPH D'ORLEANS, passé du faste de la Cour de France aux tumultueuses péripéties révolutionnaires de 1789, et conclue tragiquement sur la guillotine pendant la Terreur, en 1793, il y a une parenthèse « aérostatique ». Ce noble duc, quelques années avant de devenir le « Citoyen Egalité », finança en 1784 les frères Robert pour la construction d'un grand aérostat, on peut même dire d'un supposé « dirigeable ». Il voulut en prouver les qualités lui-même au risque de sa vie et l'expérimenter. L'enveloppe du ballon construit par Robert avait un peu la forme d'un gros ver à soie ; un robuste filet l'enveloppait et des cordes de soutien en partaient pour soutenir la nacelle en terrasse, dotée au centre d'une sorte de riche « baldaquin ». En guise de rames, deux sortes de parasols manoeuvrés à bras auraient dû servir à la propulsion du « dirigeable » qui avait également un long gouvernail de direction. En réalité, ni les rames ni le gouvernail ne démontrèrent leur utilité au cours de la seule ascension réussie du pittoresque appareil. L'épreuve eut lieu le 15 juillet 1784 à Saint-Cloud. À bord il y avait le duc lui-même, les frères Robert et leur beau-frère, Collin-Hullin pour la manoeuvre. L'aérostat s'envola avec grâce et très vite, il alla si haut qu'il aurait pu mettre sérieusement en danger la vie de ses occupants. La valve de sécurité servant à régler le gaz s'était en fait bloquée, et, au fur et à mesure que le ballon montait, l'hydrogène contenu dans l'enveloppe se dilatait de plus en plus, augmentant ainsi fatalement sa force d'ascension. On calcule que l'aérostat a battu bien involontairement tous les précédents records d'altitude, s'élevant jusqu'à 4.800 m. ! A ce niveau-là, le Duc de Chartres dut recourir aux grands moyens ; il attrapa l'un des drapeaux qui flottaient à la proue et avec la lance qui en ornait la hampe, il fit un grand accroc dans la toile. La « saignée » bienfaisante produisit l'effet attendu et le ballon redescendit.
_________________
http://www.slotmania.fr/
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
F5JFS
Administrateur
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 23 Jan 2012
Messages: 1 461 251
Localisation: Sud 77
Masculin
Point(s): 1 460 767
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mer 6 Nov - 13:24 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les ballons et dirigeables Répondre en citant

1785. Le ballon de Blanchard (France)



Après l'échec de sa machine volante si compliquée, ce sympathique et original idéaliste que fut François, et pour d'autres Jean-Pierre BLANCHARD, s'était voué avec toute l'énergie dont il était capable au perfectionnement de la montgolfière. Il voulait la transformer, de pur corps libre confié aux vents et aux courants aériens, en un objet capable de se déplacer sur une route préétablie ; en somme, en faire un dirigeable. Il alla d'insuccès en insuccès, en essayant sur les ballons sphériques ses inutiles, gouvernails et ailes « rameuses », mais il devint quand même l'un des plus habiles et des plus hardis « aéronautes » du monde et il accomplit au moins 66 excursions aériennes, non seulement en Europe mais également aux États-Unis, en 1795. L'une de ses entreprises les plus mémorables, accomplie en compagnie de l'Anglais Jeffries, fut la première traversée de la Manche, de Douvres à Calais, en ballon. Blanchard, qui s'était rendu en Grande-Bretagne, se lia d'amitié avec le docteur Jeffries et, ensemble, ils décidèrent de tenter la grande aventure entre les deux rives de la Manche. Le départ eut lieu à 1 h 05 du matin, le 7 janvier 1785, au pied du vieux château de Douvres, Ce fut une traversée dramatique et pleine d'aventures. Plusieurs fois, les courageux pilotes coururent le risque de périr noyés dans les eaux glacées. Tremblants de froid, épuisés, à moitié nus, ils atteignirent finalement la côte à 3 h, entre Gris-Nez et Blanc-Nez. A ce moment-là, Blanchard jeta par-dessus bord l'unique objet resté dans la nacelle : un paquet de lettres, la première « poste aérienne » de tous les temps. L'atterrissage eut lieu plus tard en forêt de Guines, à quelques heures de marche de Calais. Blanchard, qui avait étudié le parachute et procédé à des essais avec des animaux, avait équipé sa « machine volante » d'un de ces appareils. Frappé d'apoplexie pendant une ascension en Hollande en 1809, Blanchard tomba d'une vingtaine de mètres. Il mourut quelques mois plus tard.
_________________
http://www.slotmania.fr/
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
F5JFS
Administrateur
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 23 Jan 2012
Messages: 1 461 251
Localisation: Sud 77
Masculin
Point(s): 1 460 767
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mer 6 Nov - 13:25 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les ballons et dirigeables Répondre en citant

1785. Ballon « Comte d'Artois » (France)



Deux ans à peine après l'enthousiasmante aventure des frères Montgolfier avec leur ballon à air chaud, le vol en aérostat était déjà devenu une manie, une passion, voire une " maladie ". Cela frappait un peu tout le monde, mais surtout les classes les plus aisées et les jeunes de la noblesse, anxieux de se risquer dans des aventures qui avaient encore le charme de l'inédit, et d'éprouver des émotions inconnues. Nous avons déjà raconté l'aventure de Louis-Philippe d'orléans. Mais d'autres personnages de noble lignage cultivaient également, toutefois avec la plus grande prudence, la même passion. Parmi ceux-ci, il faut citer un Bourbon : Charles, Comte d'Artois, frère cadet de Louis XVIII et son successeur au trône de France sous le nom de Charles X de 1824 à 1830. Mais en 1785, le Comte d'Artois n'était encore qu'un jeune gentilhomme qui s'intéressait aux aérostats. C'était une année où les expériences enthousiastes ne manquaient pas. Les Français n'avaient donc aucun besoin de se rappeler les triomphes d'autrui pour augmenter leur passion. Beaucoup de courageux ascensionnistes accomplissaient des expériences singulières et celui qui ne pouvait se permettre d'avoir un ballon à lui, entrait dans une combinaison associative, comme celle imaginée par MM. Alban et Vallet, constructeurs du ballon sous les auspices du Comte d'Artois, qui permit qu'il portât ses armes et son nom. L'aérostat reproduit sur le dessin est le produit de cette initiative : un certain nombre de souscripteurs avait contribué à sa construction en achetant ainsi le droit d'accomplir des ascensions libres. D'autres encore l'utilisèrent pour accomplir des ascensions captives, c'est-à-dire avec le ballon libéré dans l'air mais ancré à terre par une solide corde. Que l'on remarque l'étrange forme de cet élégant appareil, décoré des armes du Comte d'Artois. Avec ces grandes hélices qui se détachent de chaque côté de la nacelle, les constructeurs, obtinrent d'appréciables manoeuvres à condition d'être dans le lit du vent.
_________________
http://www.slotmania.fr/
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
F5JFS
Administrateur
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 23 Jan 2012
Messages: 1 461 251
Localisation: Sud 77
Masculin
Point(s): 1 460 767
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mer 6 Nov - 13:26 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les ballons et dirigeables Répondre en citant

1794. Ballon « L'Entreprenant » (France)



Le chimiste français Louis Bernard GUYTON DE MORVEAU (1737-1816), élu député en 1791, fut le premier à penser à l'application militaire des ballons, et il fit en sorte que le comité de salut public de Paris dote l'armée républicaine d'aérostats pour l'observation. Le 2 avril 1794, on constitua, donc la première compagnie d'aérostation, dont le commandement fut confié au physicien Jean Marie Joseph COUTELLE (1748-1835). Le premier aérostat militaire, destiné à l'armée du Nord, fut préparé à Meudon et surnommé l' « Entreprenant ». Sa première ascension militaire eut lieu avec le savant Coutelle lui-même — pendant le siège de Maubeuge, le 2 juin de la même année. Mais l'utilisation la plus importante se déroula le 26 juin, au cours de la bataille de Fleurus : les Français du général Jourdan se rencontrèrent avec l'armée de l'Entente commandée par le Prince de Saxe-Cobourg et constituée par les forces autrichiennes, germaniques, britanniques et hollandaises. A cette occasion, l'Entreprenant de Coutelle resta en équilibre dans l'air pendant 9 heures consécutives, permettant ainsi au général Morlot, observateur, de fournir d'utiles informations pour le tir de l'artillerie. Il paraît que le compte-rendu de ces observations a été décisif quant à l'issue de cette journée. L'année suivante, nous retrouvons Coutelle toujours à bord de l' « Entreprenant » à l'assaut de Mayence. Les officiers autrichiens, pleins d'admiration, obtinrent de pouvoir parler avec Coutelle alors qu'il faisait partie de l'armée adverse, et, le Français les invita à former des compagnies d'aérostats dans l'armée impériale elle-même. Un jour, tandis que Coutelle, dans sa nacelle, observait les préparations défensives de la ville assiégée, un ouragan éclata et 64 soldats durent lutter jusqu'à épuisement pour empêcher le ballon de s'envoler. Les Autrichiens envoyèrent alors un ambassadeur pour inviter Coutelle à visiter lui-même les fortifications, lui évitant ainsi de risquer sa vie en ballon. Le colonel, refusa sportivement.

A suivre... Wink
_________________
http://www.slotmania.fr/
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
F5JFS
Administrateur
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 23 Jan 2012
Messages: 1 461 251
Localisation: Sud 77
Masculin
Point(s): 1 460 767
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Jeu 7 Nov - 09:59 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les ballons et dirigeables Répondre en citant

1828. Ballon de Margat (France)



Pendant la première moitié du XIXe siècle, les aéronautes professionnels étaient très nombreux. Les gens aimaient suivre les ascensions des ballons et ne regardaient pas à débourser un peu d'argent pour assister aux préparatifs et au lancement d'un engin. Lorsque l'ascension était accomplie par une femme portant le pantalon, l'intérêt redoublait forcément. Nous avons déjà cité quelques femmes aéronautes, comme Madame Blanchard ; et, justement, Jean Margat et sa femme, Français eux aussi, tout comme les époux Blanchard, se firent une certaine renommée, en France et à l'étranger, grâce à leurs démonstrations exécutées entre 1812 et 1828. Pendant ce laps de temps, les familles de professionnels du vol furent nombreuses ; rappelons-nous les Garnerin, Robertson et ses fils, les époux Guillé, Wise et Paullin. Mais Jean Margat exerçait la profession d'aéronaute depuis 1809, en fabriquant de petits ballons qu'il lançait à l'occasion de réjouissances publiques, de foires ou de fêtes locales ; et c'était presque toujours sa femme qui effectuait les ascensions devant les foules admiratives. En 1830, les conjoints Margat, se séparèrent temporairement. Jean Margat se mit au service de l'armée française, pour le compte de laquelle il effectua quelques ascensions pendant la campagne pour la conquête de l'Algérie. Ses entreprises, hélas, coûtèrent à la France la perte d'un navire ! Le brick La Victoire coula dans la rade de Hyères justement par la faute du ballon de Margat. Non pas à cause d'un « bombardement » mal dirigé accompli par l'aéronaute, dont les devoirs, du reste, se limitaient à l'observation, mais à cause d'un incident vraiment curieux. Le roulis et le tangage du petit bateau provoquèrent la rupture des récipients de verre contenant de l'acide sulfurique destiné à produire l'hydrogène nécessaire au gonflement du ballon. L'effet du terrible corrosif sur le bateau de bois fut, comme on peut l'imaginer, catastrophique, et La Victoire coula pour toujours au plus profond de la mer.
_________________
http://www.slotmania.fr/
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
F5JFS
Administrateur
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 23 Jan 2012
Messages: 1 461 251
Localisation: Sud 77
Masculin
Point(s): 1 460 767
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Jeu 7 Nov - 10:00 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les ballons et dirigeables Répondre en citant

1834. Ballon dirigeable « Aigle » (Grande-Bretagne)



Plus d'une fois dans ces pages, il nous est arrivé de citer le nom de grands hommes attirés par, la passion de l'aéronautique au point de patronner la construction de ballons aérostatiques, ou, mieux, d'en promouvoir le lancement en participant personnellement à leur ascension, payant ainsi de leur courage une activité qui satisfaisait l'une des aspirations humaines les plus poétiques, celle de la conquête du ciel. Aux temps héroïques de la montgolfière, et des premiers ballons à hydrogène, nous trouvons plusieurs grands noms inscrits de droit dans le grand livre d'or de l'aérostation. Quelques-uns sont déjà cités dans ce livre : c'est maintenant le moment de nous occuper d'un tardif épigone de ces ardents pionniers, noble tout comme eux, même s'il eut moins de chance dans la réalisation de son rêve pour l'aéronautique : le Comte de LENNOX, héritier d'une illustre famille britannique. Ce fut lui qui, en 1832, à Montmartre, effectua en compagnie du Docteur Le Berrier une ascension à bord d'un dirigeable de sa conception, muni de rames articulées. Cet aérostat lui permit de réaliser, un déplacement dans le lit du vent. Encouragé par ce résultat, il fonda la Société Aéronautique et construisit un nouveau ballon dirigeable de 2 800 mètres cubes, L'Aigle. Muni de roues à palettes et de rames qui devaient assurer propulsion et direction, L'Aigle pouvait enlever 17 passagers. L'immense nacelle était également munie — on ne sait jamais — de deux énormes parachutes disposés l'un en poupe et l'autre en proue. Mais, à dire vrai, dans la trop brève carrière de L'Aigle on n'eut jamais le loisir de les utiliser pour sauver les précieuses vies qui lui étaient confiées. Car la machine, qui avait tellement impressionné les braves Londoniens par sa masse et son ingéniosité, ne se détacha jamais du sol. Malheureusement, le 17 août 1834, son filet s'étant rompu, le grand aérostat s'échappa et fut détruit avant d'avoir pu être expérimenté. Le Comte de Lennox regagna son pays où, après un nouvel échec à Londres, il mourut de désespoir.
_________________
http://www.slotmania.fr/
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
F5JFS
Administrateur
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 23 Jan 2012
Messages: 1 461 251
Localisation: Sud 77
Masculin
Point(s): 1 460 767
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Jeu 7 Nov - 10:01 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les ballons et dirigeables Répondre en citant

1840. Green et le ballon de Monck Mason (Grande-Bretagne)



C'est un musicien, et plus précisément un joueur de ce charmant instrument qu'est la flûte, qui devint — selon les imprévus insondables des événements — l'un des premiers " chroniqueurs " (pour ne pas dire " historiens ") des entreprises aéronautiques de l'Angleterre victorienne. Le flûtiste Monck Mason fut l'ami et le compagnon d'aventures d'un des plus célèbres aéronautes anglais, Charles GREEN, et accomplit avec lui un exploit dont il a laissé une description colorée. Charles Green, né à Londres le 31 janvier 1785 et mort le 26 mars 1870, fut l'un des plus ingénieux aéronautes anglais. Pour effectuer sa première ascension en 1821, il utilisa pour la première fois du gaz d'éclairage à la place de l'hydrogène — rare et cher — pour gonfler son ballon. Green fut également l'inventeur du " guiderope " qui fonctionnait comme une sorte de lest automatique et qui lui fut bien utile, car parmi les autres records, il détint notamment celui des vols nocturnes. Entre 1821 et 1852, Green accomplit plus de cinq cents ascensions dont beaucoup sont restées mémorables dans l'histoire de l'aéronautique britannique. Mais la plus sensationnelle fut certainement celle qu'il réalisa en compagnie de Mason, et de Sir Robert Hollond qui dut payer une forte somme pour être admis à risquer sa vie avec son illustre compatriote et le courageux, joueur de flûte. Le 7 novembre 1836, le ballon de Charles Green, qui comptait à son bord outre le pilote les deux passagers cités, partit des jardins de Vauxhall à Londres, traversa la Manche, survola la France et la Belgique, et atterrit avec succès le jour suivant à Weilburg, dans le duché allemand de Nassau. Il avait réalisé un vol de dix-huit heures sans escale, en couvrant une distance de plus de huit cents kilomètres. Ce véritable record stupéfia le monde entier et allait, pendant près de soixante et un ans, — c'est-à-dire jusqu'en 1907, demeurer imbattable. La description détaillée que relate Monck Mason de ce vol et plus particulièrement de l'étape de nuit, reste un classique de la littérature du genre.
_________________
http://www.slotmania.fr/
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
F5JFS
Administrateur
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 23 Jan 2012
Messages: 1 461 251
Localisation: Sud 77
Masculin
Point(s): 1 460 767
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Jeu 7 Nov - 10:02 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les ballons et dirigeables Répondre en citant

1844. Ballon de Comaschi (Italie)



L'histoire du ballon libre reste encore en grande partie à écrire. Seuls, quelques noms réussissant à défrayer la chronique restent liés à de mémorables entreprises ou à des inventions utiles à la navigation rudimentaire de l'aérostat. Beaucoup d'autres héros de cette histoire fascinante qui opérèrent pendant les cent premières années qui suivirent la découverte des Montgolfier sont souvent oubliés, effacés par le souvenir des descendants. Qui était, par exemple, cet Italien COMASCHI, auteur de merveilleuses ascensions, dans l'une desquelles il finit par perdre la vie, et de qui parlent sommairement les chroniques turques de 1845 ' Et pour quelles raisons se trouva-t-il à Constantinople dans les années quarante du siècle dernier pour exercer son art ' De lui, nous savons peu de choses, sinon qu'il était Italien et s'appelait Comaschi, qu'il était très courageux et qu'il avait construit le pittoresque ballon reproduit sur cette page ; harmonieux et suggestif par ses couleurs et l'originalité de sa forme. C'était un ballon de " spectacle " muni d'une grande bâche cousue sur la zone équatoriale, et de " découpes " latérales de couleur contrastante qui en contrariaient la géométrie ; la nacelle élaborée " en forme de petit puits " et un grand étendard bleu et blanc. Ce ballon fut certainement le premier à être admiré par la population turque de l'époque. On reconnaît en effet que Comaschi fut le premier à présenter un ballon aérostat en Turquie en 1844. L'année suivante, ce fut pour le mariage fastueux du sultan Mehemet Ali. Comaschi était de nouveau en action à Constantinople, où il accomplit une ascension spectaculaire en honneur du souverain et en présence d'une foule immense. Ce fut hélas son dernier triomphe : quelques jours après, invité à répéter sa démonstration, l'Italien monta dans son engin et s'éleva dans le ciel ; un vent féroce le prit dans un tourbillon, le traîna très loin, toujours plus loin, après le Bosphore, vers la solitude de la Mer Noire, et le ballon de Comaschi fut perdu corps et biens.
_________________
http://www.slotmania.fr/
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:26 (2018)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les ballons et dirigeables

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    08 RC BLINDES ARDENNES, le forum de toutes les passions en modélisme Index du Forum -> Jouets anciens ou plus récents -> Le monde de Tintin Toutes les heures sont au format GMT - 1 Heure
Aller à la page: 1, 2, 3, 4, 5  >
Page 1 sur 5

 
Sauter vers:  

Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
onyx © theme by larme d'ange 2006
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com