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:: Vignetttes: la marine et Tintin ::
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 14:45 (2013)    Sujet du message: Vignetttes: la marine et Tintin Répondre en citant

Radeau préhistorique



Combien de millénaires ont passé avant que des hommes aient eu l'audace de s'aventurer sur la mer. Quel fut le premier homme assez hardi pour oser affronter les vagues redoutables ' D'après la mythologie phénicienne, le nom de ce brave est Onoüs; et encore fut-il poussé par l'impérieuse nécessité de sauver sa vie menacée, entre la mer inconnue et la forêt en flammes. Choisissant ce qui lui parut le moindre péril, il enfourcha un tronc d'arbre et s'élança sur les flots pour y trouver son salut... Telle est la légende. En réalité, il est plus probable que ce fut sur l'eau calme des fleuves et des lacs que l'homme fit son apprentissage de navigateur. Les petits animaux juchés sur des morceaux d'écorce glissant au fil de l'eau lui indiquaient la voie à suivre, en lui démontrant la "flottabilité". Pourquoi ne les imiterait-il pas pour atteindre au milieu du lac cette île où il serait hors d'atteinte des fauves ' À cheval sur un tronc d'arbre, un peu effrayé de sa témérité, il s'éloignait de la rive en s'aidant d'une perche. Mais bientôt la perche trop courte ne touchait plus le fond, il abandonnait alors cet engin inutile, ramait avec ses mains... Puis, un jour, immense progrès : l'homme inventa la pagaie. Nul ne saura jamais à qui revient le mérite de cette découverte géniale, dont l'importance dans l'histoire de la locomotion maritime fut immense, jusqu'à l'avènement de l'aviron... Le tronc d'arbre, toutefois, est un flotteur instable et très exigu : voulant mettre sa famille à l'abri sur l'île qu'il venait d'explorer, l'homme eut l'idée d'assembler plusieurs troncs d'arbre, des roseaux, des fagots. C'est ainsi qu'il en vint à construire le premier radeau. Mais à dater de ce moment, combien de tâtonnements, de hasards heureux ou malheureux, combien de siècles avant que ne s'ébauche cette science de l'architecture navale et de la navigation qui permettra à l'humanité de conquérir le monde '
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 14:45 (2013)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 14:46 (2013)    Sujet du message: Vignetttes: la marine et Tintin Répondre en citant

Pirogue préhistorique



Les premiers hommes ont laissé sur les murailles des cavernes qu'ils habitaient de remarquables reproductions d'animaux gravées ou dessinées. Mais, chose curieuse, ils ont toujours été incapables de représenter des bateaux autrement qu'avec une extrême maladresse. Ce sont les peuplades primitives existant encore de nos jours qui nous fournissent les meilleures indications sur la manière dont nos lointains ancêtres construisaient leurs pirogues. Ils prenaient un tronc d'arbre préalablement débarrassé de ses branches, et sur la partie à évider, disposaient des braises ardentes. Quand la combustion avait commencé à faire son oeuvre, ils retiraient les braises, grattaient le bois brûlé et – pour préserver du feu les parois intérieures déjà creusées – ils enduisaient celles-ci d'une épaisse couche de terre glaise humide. À mesure que le creux devenait plus profond, ils le cernaient ainsi d'une nouvelle couche de glaise. Les extrémités de la future pirogue étaient façonnées au moyen de pierres surchauffées qu'ils appliquaient directement sur le bois... Constituée par un seul tronc d'arbre, la pirogue primitive était difficile à manoeuvrer et ne pouvait transporter d'importantes cargaisons. Pour la rendre plus maniable et augmenter sa capacité, il ne suffisait pas de la creuser avec toujours plus d'ingéniosité. Les hommes eurent l'idée de fixer, le long des troncs d'arbres qu'ils évidaient, des rangées de planches de plus en plus nombreuses. Et c'est ainsi qu'au cours des siècles se perfectionna sans cesse l'architecture navale. La pirogue d'une seule pièce de bois grossier avait été le point de départ; le navire fut l'aboutissement. Les planches qui prolongeaient les flancs de la pirogue formèrent la coque. Quant au tronc d'arbre initial, il s'enfonça peu à peu dans l'eau pour devenir la quille. La quille, véritable épine dorsale de tout le bateau. La quille, vestige de la première pirogue, très lointain souvenir des débuts de la navigation...
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 14:50 (2013)    Sujet du message: Vignetttes: la marine et Tintin Répondre en citant

L'arche de Noé



Les plus anciens textes connus rapportent que Dieu, voulant punir l'inconduite des descendants d'Adam, déchaîna un épouvantable déluge afin d'engloutir toute sa création. Un homme privilégié fut désigné par le Seigneur pour survivre à ce cataclysme : il se vit confier la mission de construire un navire où il pourrait embarquer sa famille et des spécimens des animaux destinés à repeupler la terre. Noé – (dans un récit chaldéen il porte le nom très compliqué de Shamashnapishtim) – devint ainsi le premier constructeur naval et le premier marin dont la renommée soit arrivée jusqu'à nous. Il bâtit l'Arche dont la Bible nous donne les caractéristiques : 157 m. de long, 26 m. de large et 16 m. de haut. D'autres estimations font état de proportions bien plus considérables encore et qui semblent peu croyables vu les possibilités techniques de ce temps. Il est vrai que l'Arche n'était qu'un ponton incapable de se diriger, n'ayant ni aviron, ni gouvernail, ni voile. Elle était néanmoins parfaitement construite. Sa coque était enduite de bitume, ce qui la rendait étanche : premier exemple de calfatage. À la merci des vents et des courants, l'Arche erra sept mois, pendant lesquels Noé fut sans doute moins préoccupé de naviguer que de nourrir et de... discipliner ses passagers, dont quelques-uns ne devaient pas avoir le caractère facile ! Enfin la pluie cessa, les vents s'apaisèrent, le niveau des eaux descendit peu à peu et l'Arche s'échoua en Arménie sur les pentes du Mont Ararat (suivant la Bible) ou sur le Mont de Nisir (d'après le récit chaldéen). Depuis cette époque lointaine, de nombreux pèlerins ont tenté de retrouver les vestiges de ce vénérable navire. Ces dernières années, des aviateurs ont survolé, en essayant de leur arracher leur secret, les sommets fameux. Il n'est pas impossible d'en voir un jour redescendre une expédition d'explorateurs et de savants qui nous apporteront – qui sait ' – la nouvelle de la plus grande découverte archéologique de notre temps...
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 14:51 (2013)    Sujet du message: Vignetttes: la marine et Tintin Répondre en citant

Antiquité. Navire de combat assyrien



La Chaldée et l'Assyrie étaient situées, au fond du Golfe Persique, entre les fleuves Tigre et Euphrate. Aussi n'avaient-elles à l'origine, comme l'Égypte, qu'une flotte de rivière. Quand les nécessités de la guerre obligèrent les rois assyriens à combattre sur mer, il leur fallut constituer une armée navale. Leurs troupes de terre firent alors des expéditions en Phénicie, et en ramenèrent de force le " matériel humain " dont disposaient leurs voisins architectes de navires, ouvriers spécialisés en construction de chantiers et de bateaux, et marins excellents. Pour se procurer le bois nécessaire, ils obligèrent les prisonniers de guerre à transporter les arbres abattus au Liban et en Arménie... Lors des batailles qu'il livra pour conserver les vastes conquêtes de son père, Sargon II, le roi Sennachérib dut franchir le Nâr Marratoum, bras de mer qui s'insérait jadis entre le Tigre et l'Euphrate. La Maîtrise de la mer était pour lui la condition indispensable d'une victoire totale. Dans le plus grand secret, il fit construire des vaisseaux par vingtaines dans deux chantiers : l'un à Ninive, l'autre à Toulbarsip. Afin de réunir les deux escadres sans éveiller les soupçons de l'ennemi, l'escadre de Ninive – au lieu de descendre le Tigre – fut mise au sec et transportée par voie de terre sur des rouleaux. Il fallait franchir ainsi une langue de terre jusqu'à un canal par où les navires, après un voyage plein de difficultés, rejoignirent le port de ralliement. Là, une tempête faillit tout compromettre. Finalement, la côte ennemie fut atteinte et les Assyriens remportèrent un éclatant triomphe dont leurs artistes ont perpétué le souvenir dans les magnifiques bas-reliefs du palais royal de Ninive. On y voit les galères assyriennes de combat dotées, à l'avant, d'un éperon à fleur d'eau. Sur le pont, au-dessus des rameurs, se tiennent, à l'abri de boucliers, les guerriers prêts à monter à l'abordage. Un mât central porte une voile carrée.
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 14:52 (2013)    Sujet du message: Vignetttes: la marine et Tintin Répondre en citant

Antiquité. Bateau du Nil (Égypte)



Dans l'Antiquité, l'Égypte tirait toute sa subsistance du Nil et de ses crues providentielles. Tout le trafic se faisait par voie d'eau, la barque étant le seul véhicule économique et commode. La plupart des objets du culte, ainsi que beaucoup d'ustensiles d'usage courant avaient la forme de bateaux. Grâce à eux nous avons une idée assez précise de ce que fut le bateau en Égypte. La silhouette est toujours la même : extrémités relevées, lignes arrondies. Cette technique de construction était rendue obligatoire par le matériau employé, car les grands arbres étaient rares en Égypte et les charpentiers navals ne disposaient que de planches étroites et courtes ne dépassant pas un mètre de long. Le bateau ainsi fabriqué était fragile et peu apte à la navigation en haute mer. Tout en conservant son allure générale, il était d'une grande diversité suivant l'usage que les Égyptiens en faisaient sur le Nil, depuis la barque funéraire jusqu'aux allèges capables de transporter les immenses et pesants obélisques taillés d'une seule pièce dans d'énormes blocs de pierre. Les barques de passagers et les embarcations de plaisance des grands seigneurs sillonnaient sans cesse ce fleuve pareil à une chaussée. Décorées et peintes de vives couleurs, elles devaient donner un air de fête perpétuelle à ces paysages. Un mât supportait deux vergues sur lesquelles était gréée une voile de lin ; le plus souvent, toutefois, c'était au moyen de pagaies, maniées en cadence, que ces bateaux étaient propulsés. Mais la pagaie exige un effort disproportionné avec le rendement obtenu. C'est pourquoi elle fut – environ 2.500 ans avant J.-C. – remplacée par la rame, puissant levier fixé au bord du bateau et qui peut être actionné par plusieurs hommes à la fois. Il ne semble cependant pas que les Égyptiens aient utilisé plusieurs rameurs par aviron. Sur le modèle de petit bateau de commerce qui est représenté ici, on remarquera le gouvernail pivotant sur son axe, sous l'action de la barre que tient le timonier.
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 14:52 (2013)    Sujet du message: Vignetttes: la marine et Tintin Répondre en citant

Antiquité. Navire de commerce égyptien



Pendant des milliers d'années, la construction des navires égyptiens évolua et se perfectionna, mais sans beaucoup en changer l'aspect. Le navire constituant le sommet de la technique navale au pays des Pharaons est gravé sur le célèbre bas-relief de Deir El-Baharî près de Thèbes. La scène représente l'expédition de la reine Hatshepsout revenant du pays de Pount, riche contrée que les savants situent, sans plus de précision, au-delà du golfe d'Aden. On voit, gravé dans la pierre, le débarquement de toutes sortes de marchandises précieuses, nécessaires à la vie raffinée de l'élite égyptienne : de l'encens, notamment, et aussi des parfums tel que la myrrhe. Les cinq bateaux de cette expédition sont reproduits sur le bas-relief avec une minutie et une précision remarquables. Les personnages paraissent, exceptionnellement, à l'échelle du navire, ce qui nous permet d'évaluer les dimensions de celui-ci : 24 mètres de long et 1,50 mètre de creux. L'habitude des Égyptiens de tout dessiner de profil rend impossible le calcul de la largeur, mais suivant les archéologues, il s'agissait de bateaux très larges. La proue est effilée et l'arrière, gracieusement relevé, est orné d'une fleur de lotus, emblème de l'Égypte. Il y a quinze rameurs de chaque bord, un seul mât et une grande voile carrée montée sur deux vergues courbes : cette mâture, particulière aux navires de l'ancienne Égypte, devait faciliter le louvoyage (si toutefois les Anciens ont connu cette man'uvre, laquelle semble indispensable pour la navigation à la voile sur un fleuve). La vergue inférieure était reliée au sommet carré du mât par un grand nombre de cargues. À l'arrière, deux puissants avirons latéraux faisaient office de gouvernail. Enfin, détail typiquement égyptien, un énorme câble " trésillonné " servait à soutenir les élancements du navire et à le raidir, de la même manière que l'on tend une scie au moyen d'une corde tordue sur elle-même par un morceau de bois appelé trésillon.
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 14:53 (2013)    Sujet du message: Vignetttes: la marine et Tintin Répondre en citant

Antiquité. Navire de commerce phénicien



Bande de terre de 1.000 kilomètres de long sur 150 de large, la Phénicie était un pays au sol aride, mais ses villes Tyr et Sidon firent sa richesse par la puissance de leur marine. Le pavillon phénicien fit le tour des mers connues du monde antique et fut même, conduit au-delà par d'audacieux navigateurs : ceux-ci gardaient jalousement le secret de leurs découvertes, notamment celle -faite par un des leurs – de l'immobilité de l'étoile Polaire, qui fut longtemps appelée " la Phénicienne ". La nuit, ces marins s'orientaient sur l'étoile Polaire et le jour, prenaient pour guide le soleil. C'est ainsi qu'ils étaient les seuls à oser s'aventurer en haute mer et à entreprendre des traversées au long cours. Leur but n'était ni scientifique ni guerrier, mais commercial : ils cherchaient à créer des comptoirs, dont certains, comme Carthage, devinrent plus puissants que la mère-patrie. Ce furent, en quelque sorte, les colporteurs de l'Antiquité. Pour faciliter leurs transactions ils créèrent l'alphabet, procédé de simplification de l'écriture qui visait en somme le même but que, de nos jours, la sténographie. Le navire de commerce typiquement phénicien était le gaoul aux formes dérivées des vaisseaux égyptiens : c'était un gros navire de charge de quarante mètres de long sur sept mètres de large dont la coque et le mât étaient en cèdre du Liban, les lourds avirons en chêne de Basan et la voile carrée en lin d'Égypte. Accomplissant, 500 ans avant J.-C., une prodigieuse croisière, Hannon suivit les côtes d'Afrique jusqu'à l'actuel Gabon : l'expédition comportait soixante navires transportant des, centaines de marins et de colons accompagnés de leurs femmes et de leurs enfants. Deux siècles plus tard, le grand savant Pythéas partit de Marseille, fondation phénicienne, pour une expédition dans l'Atlantique Nord à la recherche de l'ambre jaune. Il atteignit l'Islande où il fut arrêté par une brume opaque qui lui fit dire qu'en ces lieux, " il n'y avait plus ni terre, ni air, ni mer... "
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 14:54 (2013)    Sujet du message: Vignetttes: la marine et Tintin Répondre en citant

Antiquité. Navire de commerce grec



Leur goût pour les conquêtes militaires n'empêcha pas les Grecs d'être d'avisés commerçants. Colonisateurs, esprits politiques, ils cherchaient en même temps à répandre leur culture et leur civilisation. Le type du navire de commerce grec était à peu près la copie du gaoul phénicien. Navire plus massif et plus lourd que la galère, il naviguait presque exclusivement à la voile en profitant des vents favorables, et surtout du vent arrière dont l'action était particulièrement efficace sur sa voile carrée. Plus solidement construit et beaucoup plus rond que les élégants vaisseaux à rame, il supportait plus facilement le mauvais temps. D'après la durée des traversées dont nous connaissons la longueur, on a calculé que la vitesse de ces navires devait être de l'ordre de 7 à 8 n'uds : allure fort honorable, pas inférieure à celle des premiers cargos à vapeur. À l'arrière se trouvait l'échelle qui servait au débarquement sur la grève, et que certains archéologues considèrent comme un stabilisateur. À plusieurs reprises au cours des siècles, d'audacieux architectes navals grecs, très en avance sur leur temps, ont construit des navires aux proportions gigantesques. Mais ces bâtiments colossaux, hors de proportions avec les moyens techniques du temps et avec la capacité des ports destinés à les recevoir, eurent une vie brève. Ainsi Hiéron, tyran de Syracuse, fit bâtir, un immense navire qui devait servir – déjà ! – à la propagande commerciale. D'une longueur de 90 mètres et déplaçant au moins 6.000 tonneaux, il avait 1.200 hommes d'équipage dont 800 rameurs! Son lancement avait été confié à Archimède, le célèbre savant de l'Antiquité auquel on doit la découverte de lois fondamentales de la construction navale. L'opération n'alla pas sans d'énormes difficultés. Au lieu de pousser le navire à l'eau, Archimède fit conduire l'eau vers le navire au moyen des fameuses pompes à hélice dont il est l'inventeur et qui sont mieux connues sous le nom de vis d'Archimède.
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 14:55 (2013)    Sujet du message: Vignetttes: la marine et Tintin Répondre en citant

Antiquité. Galère grecque



Les Grecs eurent la maîtrise de la mer et leurs flottes de combat dominèrent l'Antiquité, tant par la qualité que par le nombre de leurs navires. La science et la valeur de leurs marins perfectionnèrent l'art de la navigation et de la guerre navale. De nombreux poèmes épiques chantent leurs victoires sur mer, comme à Salamine, ou relatent leurs défaites, comme celle de Syracuse. Marins, les Grecs le furent avec passion. Chaque ville prenait à sa charge, suivant ses moyens, l'armement d'une flotte ou d'une galère. La mythologie grecque, pleine de dieux, déesses, héros et monstres marins, témoigne de la place occupée par la vie maritime dans le monde hellénique. Les noms si beaux de leurs galères : l'Heureuse, la Gaie, la Charmante, Celle qui plait ou la Glorieuse guerrière, disent quel amour ces hommes portaient à leurs bateaux et quelle grâce devaient avoir les navires auxquels ils donnaient de tels qualificatifs. Mais, de ces navires eux-mêmes, nous savons peu de choses. Les archéologues ne sont pas d'accord sur la manière dont ils étaient construits et n'ont pas fini de discuter à propos des deux, trois, cinq, huit ou dix rangs de rames... Y eut-il d'ailleurs des navires à plus de trois rangs ' Aucun document peint ou sculpté ne permet de trancher cette question. Si donc les écrits et représentations graphiques ne nous révèlent pas avec certitude ce qu'étaient les vaisseaux grecs, nous savons pourtant qu'ils étaient fins, élégants, rapides. Ils étaient construits avec grand soin, mais leur fragilité en faisait des navires pour mer calme. L'arrière très relevé facilitait l'échouage pour le débarquement sur les plages, où ils étaient souvent hissés au moyen de rouleaux. Ils devaient avoir environ 3 5 mètres de long sur 3 mètres de large. Un mât unique portant une grande voile carrée assurait la marche par vent favorable, tandis que vingt-cinq grands avirons de chaque bord permettaient à ces bateaux d'atteindre une vitesse de 9 à 10 milles à l'heure.
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 14:56 (2013)    Sujet du message: Vignetttes: la marine et Tintin Répondre en citant

Antiquité. Galère romaine



Pour soutenir leur politique coloniale et conquérante, et pour atteindre au-delà des mers leurs ennemis, les Romains durent se faire marins, malgré leur crainte et leur dédain de la mer... Ils avaient en effet un tel mépris pour le métier de marin que celui-ci était laissé aux citoyens les plus pauvres et aux esclaves. Les Romains de bonne famille embarquaient comme soldats, car ils se seraient crus déshonorés de servir comme matelots. Leurs vaisseaux, copiés sur ceux achetés ou réquisitionnés à l'étranger, étaient plus lourds, moins gracieux que les navires dont ils dérivaient. Ces bateaux étaient solides, puissants, bien adaptés à la façon de combattre des Romains. Ils ressemblaient à de massives forteresses flanquées de tours, d'où les légionnaires attaquaient l'adversaire suivant les règles de la guerre terrestre. Du point de vue maritime, ces navires n'apportaient guère de perfectionnements aux modèles dont ils étaient inspirés. L'élément le plus remarquable à signaler dans la construction navale romaine était une sorte de pont-levis appelé " corbeau " qui facilitait pendant l'abordage le passage des légionnaires sur le pont du navire ennemi, retenu bord contre bord à l'aide de grappins. Cette flotte romaine, méthodique et réglementée comme l'était déjà l'armée de terre, était divisée en types particuliers : galères pontées " liburnes ", galères non pontées, navires à tour de combat, grandes polyères, quadrirèmes, navires de charge. Grâce à l'appoint de sa force navale, Rome réussit à vaincre des peuples réputés marins mais dont l'organisation ne valait pas la sienne l'orgueilleuse Carthage, d'abord, en 146 avant J.-C.; les Vénètes, en 56 avant J.-C.; et aussi les pirates qui, en 43 avant J.-C., faillirent affamer Rome. Leur façon de combattre avait commencé par dérouter les Romains, mais ceux-ci ne tardèrent pas à s'y adapter en construisant une nuée de petits navires qui pourchassèrent l'ennemi dans ses repaires et finalement en vinrent à bout.
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 14:56 (2013)    Sujet du message: Vignetttes: la marine et Tintin Répondre en citant

Ier siècle. Bateau dit de Saint Paul (Phénicie)



Ce navire de charge phénicien, qui date du début de notre, ère et figure sur un sarcophage découvert à Sidon, représente vraisemblablement le type de vaisseau sur lequel l'apôtre Saint-Paul fut embarqué à Joppé (Jaffa) pour être conduit à Rome où il devait être jugé. Les Actes des Apôtres nous racontent cette traversée mouvementée. Après avoir atteint Myre, ville de Lycie (Asie Mineure), Saint-Paul dut monter à bord d'un navire se rendant en Italie. Il s'agissait sans doute d'un bateau assez important, puisqu'il emportait 276 personnes et une cargaison. Les vents n'étant pas favorables, il fut détourné de sa route jusqu'en un lieu appelé Beaux-Ports (Tunisie). De là, en dépit de la mauvaise saison pour la navigation et malgré l'avis contraire de Paul, le capitaine fit voile vers la Crète ; mais un vent violent l'empêcha de l'atteindre. Le bateau, alors, s'échoua et fit naufrage. C'était le quatrième naufrage de Saint-Paul, ce qui donne à penser qu'en ce temps-là les voyages sur mer n'étaient pas de tout repos !... Enfin le navire parvint à Malte, où Saint-Paul resta trois mois, à cause de l'hiver qui – jadis – arrêtait toute navigation. Même la courte distance séparant Malte de la côte italienne était trop dangereuse à franchir. Et ainsi, parti à la mi-septembre de Phénicie, Saint-Paul n'arriva à Rome qu'en février... Ce type de navire de charge phénicien comportait, par rapport aux modèles antérieurs, des perfectionnements qui en faisaient un véritable voilier. Les avirons avaient été supprimés, leur office étant rempli, à l'appareillage et au mouillage, par une chaloupe qui remorquait le vaisseau. Autre progrès : le petit mât incliné sur l'avant, qui deviendra plus tard le beaupré et dont la petite voile carrée facilitait l'évolution du navire. À l'avant également était installée une sorte de gabie, poste d'où le matelot de veille pouvait guetter les obstacles que risquait de heurter le vaisseau aveugle.
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 14:57 (2013)    Sujet du message: Vignetttes: la marine et Tintin Répondre en citant

Ier siècle. Navire de commerce romain



Comme leurs vaisseaux de guerre, les navires de commerce des Romains étaient la copie de bateaux étrangers, mais adaptés aux besoins et aux goûts de Rome. Ils étaient généralement montés par d'excellents matelots originaires des pays conquis, bien meilleurs marins que leurs conquérants. Pour lutter contre les audacieux pirates qui les harcelaient sans cesse, ces navires étaient groupés en convois quand il s'agissait, notamment, de transporter le blé nécessaire au ravitaillement de l'énorme population romaine. La coque était lourde mais d'une grande solidité. Il y avait des bateaux spécialement conçus pour les différents groupes de transports, tels que l'" Hippago " où l'on embarquait les chevaux. La propulsion de ces vaisseaux se faisait presque exclusivement à la voile, la marche à l'aviron étant réservée à la marine de guerre, système qui mobilisait beaucoup d'hommes, tenait beaucoup de place, coûtait cher et réduisait la place réservée à la cargaison. Les navires de guerre ou de commerce de l'Antiquité n'étaient pas équipés pour la vie en pleine mer et, pendant le jour, on naviguait le plus possible à proximité de la côte. Chaque soir on accostait pour camper et pour faire provisions de nourriture, car celle-ci ne pouvait être conservée dans d'aussi petits bateaux transportant un si grand nombre de passagers. Et ne parlons pas du confort !... L'assèchement du lac Nemi ordonné en 1931 par Mussolini et mené à bien par l'ingénieur italien Guido Vicelli, mit à jour deux coques de galères de Caligula, coulées depuis près de 2.000 ans. Cette découverte a révélé certains détails de construction des vaisseaux antiques. Malheureusement, les coques étaient incomplètes et leur examen n'a pas permis de résoudre le problème des rangs de rames
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 14:58 (2013)    Sujet du message: Vignetttes: la marine et Tintin Répondre en citant

Antiquité. Dromon byzantin



Malgré onze cents ans de puissance et de gloire, l'histoire de Byzance n'a pas eu dans les siècles le même retentissement que l'histoire de Rome. De sa marine, notamment, on ne connaît à peu près rien : et c'est pourtant par elle que se sont transmises les traditions des flottes grecques et romaines, traditions que Byzance a maintenues jusqu'au Moyen-âge. La fin de la puissance romaine ayant rendu la Méditerranée à la piraterie, ce furent les marines de Byzance qui reprirent la lutte contre elle et tentèrent à leur tour d'en venir à bout... Le dromon et le pamphyle furent les principaux types de navires byzantins. Les rares détails que nous possédons sur ces vaisseaux indiquent qu'il s'agissait de bateaux plus puissants que leurs modèles romains. Le dromon était un gros navire à rames doté d'un éperon. Comme le type rmain similaire dont il constituait la version amplifiée, il avait des tours de combat et une taille de 40 à 60 mètres; ces impressionnantes caractéristiques en faisaient véritablement le cuirassé de l'époque. Contrairement à la trirème romaine, il ne recherchait pas le corps à corps dans l'abordage, puisqu'il disposait de machines de guerre importantes, son " artillerie lourde " se composant de balistes, de catapultes et autres engins capables d'envoyer de gros boulets à 1.500 mètres de distance. Mais l'arme la plus terrible et la plus meurtrière du dromon était le fameux feu grégeois. Le secret n'en a pas été retrouvé : on sait seulement que c'était un liquide (peut-être une composition à base de pétrole qui ne s'éteignait pas au contact de l'eau et qui, projeté sur les bateaux assaillis au moyen de lance-flammes ou dans des pots catapultés, agissait comme un véritable obus explosif.) De la même manière les Byzantins lançaient aussi sur l'ennemi des jarres qui, en se brisant sur le pont de l'adversaire, répandaient parmi les combattants épouvantés d'effrayantes cargaisons de serpents !
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 14:59 (2013)    Sujet du message: Vignetttes: la marine et Tintin Répondre en citant

Xe siècle. Drakkar normand



À la différence des navires des pays méditerranéens, dont nous ne savons presque rien, ceux des pays scandinaves nous sont connus par des documents irréfutables et à peu près complets. On a d'ailleurs découvert certains bateaux nordiques, contenant les restes de leurs chefs qui avaient choisi ce tombeau en témoignage de leur passion pour la mer et pour leur navire, dont la mort même ne pouvait les séparer. Les Sagas, poèmes épiques, chantent les exploits de ces magnifiques marins, sauvages, cruels et indomptables, pour qui la piraterie était la seule ressource et l'unique raison de vivre. Du fond des fjords, au printemps, appareillaient ces petits bateaux aux étraves décorées d'effrayants dragons sculptés : d'où leur nom de drakkar (navire dragon). D'audacieuses traversées les conduisirent au Groenland et au Canada. Les Vikings connaissaient la France, l'Espagne, l'Italie. Byzance parvint à apprivoiser ces terribles hommes et à les mettre un moment à son service. L'un d'eux, Guillaume le Conquérant, établi en Normandie, s'empara de l'Angleterre (en 1066). Les navires représentés sur la célèbre tapisserie de la reine Mathilde, à Bayeux, sont en tout point semblables aux bateaux vikings des siècles antérieurs. Le drakkar était un excellent vaisseau, identique à ses deux extrémités, ce qui lui permettait de naviguer indifféremment dans un sens ou dans l'autre. Sa coque construite à clins, c'est-à-dire avec des planches en chêne se recouvrant, était assemblée par des rivets de fer et des fanons de baleine. Le drakkar découvert à Oseberg mesure 21 m. 50 de long, 5 m. de large et sa profondeur est de 1 m. 75. Dans le renflement d'une membrure était planté un mât en bois de pin gréé d'une voile carrée. Les parois extérieures, auxquelles on accrochait les boucliers, étaient percées de petits sabords pour le passage des avirons. Tels étaient les navires que Thor, dieu de l'éclair et du tonnerre, protégeait, suivant la croyance des Vikings, dans leurs périlleuses randonnées.
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 15:00 (2013)    Sujet du message: Vignetttes: la marine et Tintin Répondre en citant

XIVe siècle. Nef des Croisades



Les croisades entreprises par les peuples chrétiens pour délivrer le tombeau du Christ, tombé aux mains des Infidèles, entraînèrent des milliers d'hommes en Terre Sainte. La première de ces expéditions, faite par voie terrestre, laissa tant de victimes en chemin que les Croisés empruntèrent par la suite la route maritime, plus courte et moins périlleuse. L'immense mouvement naval que provoquèrent ces nombreux transports servit le progrès de la navigation; de ce vaste champ d'expérience est sortie la marine moderne. Venise, qui fournit aux Chrétiens une grande partie des navires nécessaires, s'enrichit dans cette affaire et consolida sa puissance. Un marché conclu entre le roi de France Saint-Louis et le Doge pour une fourniture de vaisseaux nous révèle les caractéristiques de ces navires : longs de 36 m., pour 13 m. 30 de large et 13 m. de haut (dont 6 m. de tirant d'eau) ; c'étaient des vaisseaux très ronds, lourds, mauvais marcheurs, mais robustes. Ils embarquaient mille personnes, entassées avec les armes, le ravitaillement et même les chevaux : ces derniers, introduits dans le navire par un panneau ouvert dans la coque et que l'on refermait et calfatait pour la traversée, étaient maintenus par des sangles et rangés ainsi les uns contre les autres. À l'avant et à l'arrière du navire étaient installés les châteaux, constructions peu rationnelles, dont l'équilibre était instable et qui se rattachaient mal à la coque. Ils étaient surmontés de galeries de combat formant balcons sur lesquels, quand le temps le permettait, on aménageait des logements pour les seigneurs. Deux énormes mâts d'un mètre de diamètre supportaient deux grandes antennes et sur celles-ci étaient enverguées deux grandes voiles triangulaires. À l'avant se trouvait l'artimon, dont le nom sera plus tard celui du mât arrière; en guise de gouvernail, deux grands avirons latéraux étaient fixés à la coque. Tout allait bien à bord de ces nefs jusqu'au moment où le temps se gâtait, car la plupart des passagers, peu habitués au roulis, souffraient du mal de mer...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:20 (2018)    Sujet du message: Vignetttes: la marine et Tintin

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