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:: Vignettes: Tintin et les avions jusqu'à 1914 ::
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 12:44 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les avions jusqu'à 1914 Répondre en citant


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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 12:44 (2013)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 12:45 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les avions jusqu'à 1914 Répondre en citant

1843. Hélicoptère-aéroplane de Cayley (Grande-Bretagne)



À l'époque des débuts de l'aérostation, l'Anglais Sir George CAYLEY, s'inspirant des travaux des Français Launoy et Bienvenu, mettait au point de petits hélicoptères, précurseurs de l'aéroplane. Durant toute sa longue existence, CAYLEY mit au service de la science aéronautique son incontestable génie. Il fut le véritable continuateur de Léonard de Vinci (le premier homme à avoir imaginé des machines volantes). C'est avec une logique surprenante qu'il fixa les proportions, les dimensions et les formes de l'aéroplane. Il eut en cela une vision encore plus nette des véhicules de l'avenir que ses contemporains et compatriotes : Trevithick, Watt, Stephenson, grands hommes de la locomotion ferroviaire et routière... Dès 1809, CAYLEY arrêtait le type idéal de l'aéroplane : ailes à surface concave en dièdre, gouvernail de profondeur et de direction, organes motopropulseurs munis d'hélices, etc. Cependant, à l'encontre de Henson dont nous parlons plus loin, CAYLEY ne réalisa jamais d'aéroplane à moteur en vraie grandeur. Il se consacra davantage à la recherche pure et à l'étude de types de machines volantes. Pour illustrer toutefois les articles qu'il écrivait, ou pour vérifier l'exactitude de certains calculs, il fit parfois construire des types de planeurs-glisseurs et d'hélicoptères. À ce sujet, la légende veut qu'un jour, CAYLEY installa son cocher à bord d'un planeur dont il voulait étudier les évolutions. Le brave domestique fut lancé d'une colline près de Brampton, descendit en vol plané suivant un angle d'environ 18° avec l'horizon, pour finir par atterrir sans encombre. Son maître voulut aussitôt renouveler l'expérience, mais le cocher s'y refusa catégoriquement. Parmi les projets les plus remarquables de CAYLEY, la première place revient – pour son originalité – à l'hélicoptère-aéroplane qu'il conçut en 1843. Des surfaces rotatives devaient assurer le décollage vertical de l'appareil ; puis, les hélices propulsives ayant été mises en marche, les pales constituant ces surfaces devaient se replier, se transformant dès lors en surfaces portantes, qui feraient fonction d'ailes... Mais CAYLEY n'avait pas de moteur !
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 12:46 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les avions jusqu'à 1914 Répondre en citant

1847. Aéroplane de Henson " L'Ariel " (Grande-Bretagne)




Le mérite d'avoir dessiné, puis réalisé le premier aéroplane revient à l'Anglais William Samuel HENSON. Aidé par son ami, le savant John Stringfellow, il commença ses travaux vers 1840 et déposa le brevet de son invention le 29 septembre 1842. Dès l'année suivante, de nombreuses revues publièrent des plans et des lithographies de cette " machine aérienne à vapeur ", baptisée L'Ariel. Les chiffres révélés au public avaient de quoi surprendre : 50 m. d'envergure, largeur d'aile de 10 m., longueur de 26 m. et des hélices de 7 m. de diamètre (ces dernières étaient d'ailleurs décrites comme des " ailes de moulin-à-vent ") ! Ces ambitieuses dimensions allaient être confirmées quelques années plus tard, lorsqu'en 1847, HENSON réalisa en vraie grandeur sa machine volante. Parfaitement bien construit, L'Ariel fut amené au sommet d'une pente, pour un premier essai. L'appareil était équipé d'un moteur à vapeur, dont la puissance devait être à peu près de 20 CV, suivant les calculs de MM. Charles Dollfuss et Henri Bouché : hélas, ce moteur – si remarquable fût-il pour l'époque – ne parvint pas à soulever la masse trop importante de l'engin... HENSON en fut profondément découragé, au point d'abandonner aéroplane et projets... Que n'avait-il vu un peu moins grand ! Si L'Ariel avait eu des dimensions un peu plus réduites, il n'est pas douteux qu'il eût décollé et volé ! L'erreur de son constructeur fut d'avoir voulu en faire un appareil capable de transporter plusieurs personnes : son poids excessif le clouait littéralement au sol. C'est grand dommage pour l'aviation – et pour l'Angleterre – car L'Ariel était conçu de façon admirable jusqu'en ses moindres détails (incidence de l'aile, construction à longerons et nervures, attaches des tendeurs, etc.). L'aviation aurait pu, grâce à cet Ariel, naître cinquante ans plus tôt ! Il s'en est fallu de bien peu : de quelques kilos de bois et de toile de soie... On dut attendre dix ans avant de voir des hommes s'intéresser derechef à l'aéronautique : et encore, toute leur attention était-elle réservée aux planeurs... L'Ariel est pieusement conservé au " Science Museum " de Londres.
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 12:47 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les avions jusqu'à 1914 Répondre en citant

1857. Canot aérien des frères du Temple de la Croix (France)



Dans le domaine de l'aviation, comme dans celui de la locomotion routière, la suprématie britannique fut totale entre 1800 et 1850. À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, elle subit une longue éclipse, et ce furent alors les Français qui, pendant plus de cinquante ans, prirent à leur tour une avance considérable. Les premiers pionniers de l'air, en France, furent les frères Louis et Félix du TEMPLE de la CROIX. Tous deux officiers de marine, ils firent breveter, en 1857, un curieux aéroplane à nacelle en forme de canot. Le cadet, Félix, en avait conçu toutes les particularités originales : en bon marin, c'est un bateau que tout naturellement il avait songé à faire voler, et il y parvint ! Ayant réalisé le " canot aérien " en un modèle réduit qui pesait 700 grammes, il en tira des expériences concluantes, avec un mouvement d'horlogerie d'abord, puis avec un moteur à vapeur miniature. Le modèle réduit s'étant avéré capable de voler, les frères du TEMPLE songèrent évidemment à réaliser le même aéroplane en vraie grandeur. L'envergure d'aile qu'ils avaient choisie (17 m.) exigeait un moteur assez puissant pour soulever un tel poids. or, le premier moteur à gaz de Lenoir venait de faire son apparition. Les deux marins crurent trouver en lui le système de propulsion idéal, mais ils durent vite déchanter : le moteur de Lenoir manquait de puissance. Aussi en revinrent-ils à la bonne vieille vapeur ! Ils s'attaquèrent à la réalisation d'une nouvelle chaudière légère à circulation d'eau accélérée. Leur réussite fut si complète que le Ministère de la Marine leur passa commande d'un grand nombre de chaudières de ce type pour équiper les navires français. Tant et si bien que les deux chercheurs se muèrent en industriels, jusqu'au moment où survint la guerre de 1870. Nommés généraux, les frères du TEMPLE marins-inventeurs-industriels se lancèrent dans la politique... Et le canot aérien, dont l'envergure avait été portée à 30 m., ne quitta jamais le sol !
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 12:47 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les avions jusqu'à 1914 Répondre en citant

1868. Planeur du capitaine Le Bris (France)



À la même époque que les frères du Temple faisaient, breveter leur premier appareil, un autre marin français, le capitaine au cabotage Jean-Marie LE BRIS construisait un grand planeur. Excellent théoricien du vol à voile, possédant de réelles qualités techniques, courageux (comme il l'avait prouvé lors de maints sauvetages), LE BRIS, dont les ressources financières étaient faibles, ne pouvait se payer le luxe d'acheter un moteur, et encore moins celui d'en construire. Aussi se borna-t-il à expérimenter un planeur à ailes mobiles. Son premier engin, terminé en 1857, fut amené sur la plage de Tréfeuntec, près de Douarnenez. Le corps du planeur reposait sur une charrette à deux roues (de grand diamètre) que remorquait un cheval. LE BRIS était persuadé qu'en lançant l'attelage au galop, le planeur décollerait de son support et s'élèverait dans les airs ; et là, il pensait évoluer sans difficulté grâce à la mobilité des ailes qu'il pouvait man'uvrer à la main. Effectivement, un essai eut lieu et fut couronné de succès, puisque l'appareil décolla bel et bien et atteignit même une hauteur qui fut évaluée à 100 mètres. Mais le câble d'attache du planeur arracha, au moment de l'ascension, le siège du cocher, lequel fut emporté dans l'espace et crut sa dernière heure arrivée ! L'atterrissage se fit néanmoins sans casse. Et c'est ainsi que s'effectua – un peu par hasard – un des tout premiers vols humains contrôlés, ou du moins (et ceci n'est pas contestable) le premier décollage d'un aéroplane suivi d'une ascension. Encouragé par ce succès... partiellement involontaire, LE BRIS renouvela l'expérience quelques jours plus tard, mais cette fois du haut d'un mât. L'affaire se termina moins bien, car l'appareil percuta le sol, brisa son ossature et rompit une jambe à l'audacieux marin. Celui-ci ne put reconstruire un engin qu'en 1868. Le nouveau planeur était de forme encore plus fine que le précédent. Hissé sur une charrette attelée et ayant LE BRIS à bord, il réussit parfaitement un vol près de Brest. Cependant, son inventeur ayant décidé d'en étudier le comportement en vol, il fut ensuite lancé sans pilote. Mal dirigé, il s'écrasa au sol, pulvérisé.
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 12:48 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les avions jusqu'à 1914 Répondre en citant

1879. Aéroplane à air comprimé de Tatin (France)



Tandis que le malheureux Le Bris tentait, avec des moyens de fortune, de résoudre les problèmes du " plus lourd que l'air ", un très jeune homme, le Parisien Alphonse Pénaud mettait toute son intelligence et toute sa science au service de la même cause. Après avoir réalisé de petits planeurs à " moteur-caoutchouc ", il s'attaqua à " l'aéroplane ". Ses projets dénotent une clairvoyance de visionnaire. Il est infiniment déplorable que ceux-ci n'aient pu être exécutés en vraie grandeur : d'abord parce que ses échecs poussèrent Pénaud à se suicider ; ensuite, parce que sa réussite eût fait faire un bond formidable à l'aviation, lui épargnant sans doute des années de tâtonnements... Mais, à cette époque, un autre Parisien, émule de Pénaud, était également sur la piste de l'aéroplane. Moins doué que son brillant rival, Victor TATIN fut cependant un plus habile mécanicien. Son métier d'horloger le prédisposait d'ailleurs à la fabrication de mécaniques délicates et compliquées. Après avoir construit plusieurs planeurs et modèles réduits, il réalisa en 1879 un aéroplane à petite échelle qui était vraiment une oeuvre d'orfèvre. Monté avec un soin méticuleux, l'aéroplane de TATIN fonctionnait à air comprimé. Essayé à Chalais-Meudon, il effectua avec succès des vols circulaires de quelques secondes, retenu par un fil à un piquet fiché en terre. L'engin pouvait s'élever à hauteur d'homme. Quand TATIN mourut, en 1913, il avait eu la joie d'entrevoir l'avenir extraordinaire de l'aviation' Lorsqu'on se penche sur les projets et les réalisations d'un Pénaud et d'un Tatin comme d'ailleurs des Henson, Cayley et Le Bris, on ne peut qu'admirer leurs remarquables conceptions en matière de cellules d'avions. Aussi, combien faut-il regretter qu'ils n'aient pas été pourvus en moteurs : c'est en effet l'absence de moteurs qui empêcha ces constructeurs de progresser. Tels qu'ils étaient dessinés, leurs avions étaient très en avance sur ceux dont usèrent les pionniers de l'époque héroïque, de 1906 à 1910. Ces derniers disposèrent de moteurs, mais leurs appareils n'avaient plus la qualité des engins créés trente ans plus tôt...
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 12:48 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les avions jusqu'à 1914 Répondre en citant

1890. Avion " L'Eole " d'Ader (France)



Si je réussis à partir, vous regarderez bien l'endroit où les roues auront quitté le sol... " Celui qui parlait ainsi était Clément ADER. Il s'adressait, ce soir du 9 octobre 1890, à un petit groupe d'hommes rassemblés autour d'un bizarre engin, dans le parc du château d'Armainvilliers, en Seine-et-Marne... " Avion... Avion... " Ce mot étrange revenait sans cesse sur leurs lèvres. Il allait, ce mot, être repris des années plus tard par de savants experts en aéronautique. Mais son inventeur est incontestablement ADER, constructeur de l'appareil constituant l'exacte copie d'une chauve-souris, ou plus exactement d'une " roussette ". Durant des années (de 1882 à 1890), il avait étudié ce petit animal nocturne, s'acharnant à reproduire en grand les caractéristiques de l'oiseau à un point tel que l'engin atteignait un poids total de 295 kilos pour 28 m2 de surface portante, rapport qui est proportionnellement celui de la roussette. ADER créa ensuite un moteur léger à vapeur fournissant un peu plus de 20 CV. Et le 9 octobre, était enfin prêt à voler " l'avion " que son créateur avait baptisé L'Eole (dieu du vent dans la mythologie grecque). À quatre heures de l'après-midi, ADER montait à bord de l'appareil posé au bout d'une piste spécialement aménagée sur une pelouse du parc ; il mettait le moteur en marche ; l'hélice en barbes de bambous commençait à tourner. Quatre heures quatre minutes : L'Eole démarre lentement, puis accélère. Les rares spectateurs, le c'ur serré, retiennent leur souffle. Quatre heures cinq : la tête penchée au-dehors, ADER s'efforce de suivre correctement la piste ; puis soudain, il sent l'avion flotter, tandis que ses aides voient les roues quitter le sol... Il vole ! Oui, l'avion vole !' Et durant une demi-minute, L'Eole évolue à cinquante centimètres au-dessus du sol... Puis ADER, doucement, avec d'infinies précautions, repose l'appareil. À quatre heures sept, l'avion s'immobilise... ADER met pied à terre, très pâle, en proie à une émotion intraduisible. Il est là, debout, à côté de son grand oiseau... Le plus ambitieux rêve de l'homme venait de s'accomplir.
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 12:52 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les avions jusqu'à 1914 Répondre en citant

1893. Planeur de Lilienthal (Allemagne)



Né en Poméranie en 1848, Otto LILIENTHAL fut dès l'enfance un passionné de l'aéronautique. Jeune homme, il construisait des cerfs-volants dont il étudiait le comportement dans l'air, puis, plus tard, des planeurs rudimentaires et des machines à ailes battantes. En 1889, devenu ingénieur, il publia un important ouvrage consacré à ses travaux et expériences sur le vol des oiseaux, considéré comme base de l'aviation. En 1891, il réalisa un planeur construit en bambou et rotin et recouvert de coton, le poids total étant d'une vingtaine de kilos. Le pilote se tenait par les coudes et les avant-bras et pouvait diriger l'appareil en dépliant ou repliant les jambes. Deux ans plus tard, LILIENTHAL modifiait son engin en augmentant la surface de dérive de la direction au moyen d'une sorte de crête en toile (comme le montre notre illustration). Dans les années qui suivirent, il exécuta plusieurs planeurs du même type. Enfin, en 1896, il réalisa l'appareil biplan avec lequel il devait se tuer... Cet appareil comportait une seconde aile supportée par des mâts d'entreplan : ce fut cette aile qui se brisa en vol, provoquant la chute de LILIENTHAL et sa mort. Pour essayer ses planeurs, l'inventeur se lançait du haut de collines assez escarpées. Souvent l'engin s'élevait plus haut que son point de départ et accomplissait des virages avant de se poser. Ces démonstrations ne manquèrent pas d'attirer des foules de curieux et d'enthousiastes et LILIENTHAL fut le premier homme à être photographié en vol. Ces photos publiées par la presse valurent à l'audacieux pilote-inventeur d'être considéré comme le plus grand pionnier de l'aviation. Ce qui est vrai, c'est que ses études théoriques et ses essais pratiques firent mieux comprendre la nécessité de tenir compte du vent et du glissement de l'air pour sustenter un aéroplane ; ce qui est vrai aussi, c'est que de nombreux procédés de construction aéronautique s'inspirèrent de ses expériences. Il demeure encore que LILIENTHAL, créateur incontesté du vol à voile, prouva au grand public et d'une façon absolue que l'homme pouvait voler. Mais il n'est pas, pour autant, le " père de l'aviation ".
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 12:53 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les avions jusqu'à 1914 Répondre en citant

1894. Aéroplane de Maxim (Grande-Bretagne)



Entouré du plus grand secret, sans témoins officiels, le vol de Clément Ader n'avait pas été ébruité : les quelques hommes présents à Armainvilliers avaient d'ailleurs dû s'engager à se taire, et ils se turent. C'est un souci patriotique qui avait poussé le créateur de " L'Eole " à tant de mystère : il était conscient (déjà !) de la valeur militaire de l'avion et désirait donner à la France l'exclusivité de cette arme redoutable. Ignorant donc la prouesse d'Ader, les chercheurs de l'époque poursuivaient leurs travaux sur d'autres bases, la plupart péchant par manque d'audace et certains autres, au contraire, voyant trop grand. Dans cette seconde catégorie doit être rangé l'anglo-américain Hiram MAXIM, qui, après avoir conçu un tunnel aérodynamique lui permettant d'observer les réactions en vol d'une maquette, construisit un énorme appareil qui aurait certainement volé, si son constructeur ne s'était pas obstiné à... l'empêcher de voler. Il était muni de roues très pesantes posées sur des rails que l'aéroplane était censé ne pas quitter durant sa trajectoire... Pourtant, avec sa surface portante de 557 m2 et ses deux moteurs compound de 180 CV actionnant les hélices de 5,45 m. de diamètre, il offrait une charge au mètre de toile inférieure de moitié à celle de " L'Eole " d'Ader. Il pouvait donc très bien quitter le sol... et il le fit bien voir ! Lors du premier essai, l'aéroplane s'échappa des rails et décolla : voulant à toute force le ramener dans le droit chemin, MAXIM le fit piquer du nez, l'appareil percuta de l'avant et fut détérioré... Quelque temps plus tard, nouvelle expérience mais cette fois les roues étaient emprisonnées entre deux rails superposés, dont celui du dessus devait empêcher toute " élévation ". L'aéroplane fut maintenu un moment par les rails supérieurs, mais ensuite, dans un effort de soulèvement, il les brisa net, pointa du nez, pour finalement s'écraser dans un fantastique imbroglio de toile, de bois et de ferraille. Ainsi se termina une aventure qui avait coûté des millions ! D'autres hommes allaient venir, qui eux ne retiendraient pas leur envolée !
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 12:54 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les avions jusqu'à 1914 Répondre en citant

1896. Planeur de Chanute (U.S.A.)



LILIENTHAL n'avait pas tardé à faire école. Les photos le représentant en vol, accroché à son planeur, avaient été largement diffusées. Elles lui avaient suscité de nombreux adeptes, dont les plus célèbres furent Percy Pilcher en Angleterre, le comte de Lambert en France, Pablo Suarez en Argentine et, aux États-Unis, Octave CHANUTE. Ce dernier, citoyen américain d'origine française, consacra à l'aviation sa fortune et la plus grande partie de son temps. Dès 1891, il entama la construction, de planeurs dont il avait dessiné les plans. D'emblée, CHANUTE réalisa un biplan qui s'avéra un excellent planeur. Il mit au point la formule du multiplan et lui resta fidèle. Son audace fut de s'écarter délibérément de la voilure en forme d'aile d'oiseau pour la faire rectangulaire. Les planeurs de CHANUTE étaient exactement – le moteur en moins – ce que furent plus tard les appareils des frères Wright : ceux-ci étaient ses amis et durent beaucoup à ses avis et à son aide. Quand les Wright eurent conquis la gloire, il s'effaça devant la réussite et la popularité de ses élèves. Grand pionnier de l'aviation, ingénieur méthodique et clairvoyant, homme généreux (qui n'hésitait pas à doter ses rivaux dénués de moyens), CHANUTE était trop âgé en 1895 pour essayer lui-même ses planeurs : il avait en effet 63 ans. Aussi choisit-il deux jeunes expérimentateurs, Herring et Avery, qui effectuèrent tous les essais sous sa direction, de 1895 à 1901. Là encore, CHANUTE laissa la gloire des expériences rejaillir sur ses collaborateurs (lesquels auront été les premiers pilotes d'essai connus). Herring et Avery décollaient d'une colline dominant le lac Michigan, terrain choisi après de longues recherches par CHANUTE. Chez ce dernier, les qualités de technicien n'avaient d'égal que le désintéressement. Contrairement à presque tous les chercheurs de l'époque, il divulguait les plans de ses planeurs et les faisait reproduire par la presse, mettant ainsi le fruit de son propre labeur à la portée des jeunes gens que l'aéronautique passionnait.
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 12:54 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les avions jusqu'à 1914 Répondre en citant

1897. Avion n° III d'Ader (France)



Après l'exploit accompli avec " L'Eole " en 1890, Clément ADER écrivit à son ami, le célèbre Nadar, pour l'intéresser à son appareil, dont il certifiait que s'il n'avait pu voler plus de cinquante mètres, c'était faute d'une piste plus longue... Le constructeur de " L'Eole " levait donc un coin du voile. Malgré tout, le commun des mortels ignorait encore le vol d'Armainvilliers lorsque, le 20 juin 1891, la revue L'Illustration donna un croquis de l'avion (pris clandestinement) avec la légende suivante : " Personne n'a rien vu, personne ne sait rien, mais L'Illustration a des amis partout ! "... Ainsi, peu à peu, le silence était rompu. Après modification de l'appareil et nouvel essai, cette fois à Satory où l'engin subit une avarie, " L'Eole " fut finalement exposé en public, en 1891. Le ministre de la Guerre français, président du Conseil de l'époque, M. de Freycinet, le vit, et décida sur l'heure de faire se poursuivre les essais pour le compte de la défense nationale. Un accord avec ADER fut conclu et un laboratoire-atelier installé à Auteuil sous juridiction militaire. ADER, qui avait déjà dépensé plus d'un demi-million, reçut pour construire un nouvel appareil diverses sommes s'élevant à un total de 650.000 francs. Mais, en devenant d'ordre militaire, les travaux et expériences retombaient dans le secret le plus absolu. Aussi, plus tard, en vint-on à discuter et même à nier les performances d'ADER. Pourtant, son Avion n° III (tel était le nom du nouvel appareil) fut, en 1897, essayé à Satory devant une commission militaire ; deux généraux présents rédigèrent un rapport qui préconisait la poursuite des essais. Ce rapport précisait que l'avion " semblait " avoir décollé : ADER, lui, prétendait formellement avoir volé près de 150 mètres... Malheureusement, le constructeur-pilote avait, suite à une fausse man'uvre, fait sortir l'appareil de la piste et brisé une aile et les roues avant ; d'où impossibilité de tenter à bref délai un nouvel essai. Le ministère décida de cesser les subventions à ADER. Ce dernier, dans un accès de rage, détruisit ses études, son laboratoire et " L'Eole ". Beaucoup plus tard, il reçut les honneurs qu'il méritait.
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 12:55 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les avions jusqu'à 1914 Répondre en citant

1901. Aéroplane à flotteurs de Kress (Autriche)



Parmi toutes les innovations dues aux pionniers de l'aéronautique, il y en eut de comiques, de saugrenues, de loufoques ; il n'y eut rien d'aussi triste et émouvant que l'histoire de l'Autrichien Wilhelm KRESS. Modeste facteur de piano, celui-ci poursuivit pendant des décades un rêve grandiose et obstiné : le rêve de voler ! Mais comme sa fortune et son savoir étaient restreints, il lui fallut longtemps économiser et s'astreindre à perfectionner son instruction. À cinquante-sept ans, il suivait les cours de l'École Polytechnique de Vienne ! Devenu ingénieur en 1898, il put enfin s'atteler à la réalisation d'un aéroplane. Au bout de trois ans, son appareil était terminé. Il était équipé de trois ailes décalées (de façon à ne pas agir dans la même couche d'air) et reposait sur deux flotteurs en feuilles d'aluminium. De plus, KRESS avait vu – comme Pénaud – l'intérêt de centraliser les commandes en un seul organe : son remarquable engin fut ainsi le premier à être muni d'un " manche à balai ". Mais le problème du moteur allait valoir au courageux constructeur bien des déboires. Quand, après plusieurs essais négatifs, il reçut le moteur Mercedes promis, ce dernier donnait à peine 30 CV sur les 40 annoncés, et pesait 380 kilos ! C'était un désastre, car le poids de l'ensemble excédait de 200 kilos celui prévu. De ce fait, les flotteurs se trouvaient entièrement immergés. Malgré tout, KRESS décida de procéder lui-même – il avait alors soixante-cinq ans ! – à des essais sur le lac de Tullnerbach. Il parcourut d'abord des lignes droites, accéléra l'allure et paraissait devoir réussir lorsqu'il aperçut devant lui un barrage de pierres. Afin d'éviter la catastrophe, il stoppa le moteur et vira brutalement. Emporté par la vitesse, ses ailes gonflées de vent, l'appareil se retourna, puis se brisa. Au bout de vingt minutes, une barque vint recueillir le pilote cramponné à un flotteur... Avec une dignité parfaite, KRESS fit front au malheur : après avoir repêché les débris de son oiseau démantelé, il s'efforça de le reconstruire. Commencé en 1902, ce travail ne put être terminé faute de ressources. Ainsi finit la carrière d'un grand promoteur qui, le premier, eut l'idée d'adopter un moteur à explosion à un aéroplane.
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 12:56 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les avions jusqu'à 1914 Répondre en citant

1903. Aéroplane de Langley (U.S.A.)



SAMUEL PIERPONT LANGLEY était un savant très connu en matière d'astronomie avant de s'illustrer dans le domaine de l'aéronautique. Peu à peu, il délaissa ses travaux d'astronome pour se consacrer à la construction de modèles réduits du genre Pénaud et Tatin. Son principal mérite fut d'avoir, le premier au monde, réussi à faire voler librement, sans aucun câble, un modèle réduit à moteur. Pour éviter la destruction de l'appareil, il avait fait construire un ponton, d'où l'engin devait être catapulté au-dessus de l'eau. Le 6 mai 1896, l'aéroplane baptisé L'Aérodrome V, équipé d'un moteur à vapeur conçu par LANGLEY lui-même, fut lancé de la sorte : il s'éleva entre 250 et 300 mètres, vira très bien, parcourut à peu près un kilomètre ; puis, en vol plané, sans incident, se posa sur l'eau... Encouragé par cette expérience et par une autre qui connut le même succès, LANGLEY décida de réaliser son aéroplane en vraie grandeur. Cet appareil, qui répétait fidèlement les proportions et caractéristiques du modèle réduit, fut terminé en 1903. On avait évidemment prévu un ponton-catapulte beaucoup plus grand pour cette machine, dont le principal avantage consistait dans son moteur rotatif en étoile à 5 cylindres. Dû à l'ingénieur Manly, ce moteur fournissait la puissance de 52 CV pour un poids de 155 kilos... On était loin du pauvre moteur de Kress ! Mais, par une série d'étranges coïncidences, les tentatives de 1'Américain allaient aussi mal se terminer que celle de l'Autrichien. Le 7 octobre 1903, un essai fut tenté avec l'ingénieur Manly aux commandes. L'avion était à peine en mouvement qu'il piqua du nez vers le fleuve Potomac et s'y abîma avec fracas. Le 8 décembre suivant, les dégâts ayant été réparés, l'expérience fut renouvelée. Cette fois, rien n'empêcha l'appareil de décoller : mais il se cabra le nez en l'air, les plans arrière se replièrent et le tout se fracassa dans l'eau. Il semble que la faute en fût à Manly qui, manquant manifestement de notions de pilotage, avait fait une fausse man'uvre. Les fonds étant épuisés. LANGLEY, découragé et meurtri par cet échec, ne survécut pas longtemps à son aéroplane.
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 12:57 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les avions jusqu'à 1914 Répondre en citant

1903. Aéroplane des frères Wright (U.S.A.)



Tandis que Langley échouait de justesse, deux autres Américains, les frères orville et Wilbur WRIGHT, fabricants de bicyclettes, achevaient les derniers préparatifs qui allaient les conduire au succès. Amis du noble et désintéressé Octave Chanute, les frères WRIGHT avaient tout d'abord construit, en 1902, un planeur grandement inspiré des travaux de leur célèbre mentor. Ce planeur ayant fait ses preuves, ils ne songèrent plus qu'à équiper d'un moteur à essence un aéroplane pratiquement copié sur son modèle. En décembre 1903, ils transportèrent leur appareil à Kitty-Hawk, une petite plage de la Caroline du Nord, et y aménagèrent une rampe de décollage. Après un essai manqué le 14 décembre, les frères WRIGHT lancèrent, pour le 17, une invitation générale " à toutes les personnes vivant dans un rayon de 5 à 6 miles " : offre dont l'astuce était bien calculée, car ils se trouvaient là en plein désert ! Personne ne vint, et pour cause ! Cette absence de spectateurs répondait au désir des deux aéronautes, qui ne souhaitaient pas le moins du monde divulguer les secrets de leur entreprise. Assistés de cinq aides (des simples, plutôt illettrés, qui considéraient ces expériences comme du bricolage de fantaisistes), ils virent avec confiance se lever l'aube du 17 décembre. Le moteur de 4 cylindres fut mis en marche, il tourna parfaitement, orville WRIGHT s'allongea sur l'aile inférieure de l'appareil, qui se lança sur les rails de la rampe et décolla... Volant contre un vent de 43 km/h., le biplan évoluait à 60 cm du sol lorsque, brusquement, il s'éleva à une hauteur estimée à 3 mètres. Quelques instants plus tard, il touchait le sol, ayant parcouru la distance de 36,60 mètres. Filmé par une caméra que l'un des aides actionnait, ce vol fut le premier à être officiellement enregistré. Le même jour, S'alternant aux commandes, les deux frères accomplirent encore deux vols de 59,40 mètres et 66 mètres, puis en silence ils rangèrent leur aéroplane. Ce silence, ils le rompirent quelque temps plus tard pour revendiquer l'exécution du premier vol humain sur un avion et pour tenter de vendre leurs droits.
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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 12:58 (2013)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les avions jusqu'à 1914 Répondre en citant

1906. Aéroplane de Vuia (France)




Le vol des frères Wright semblait avoir donné à ceux-ci une avance telle que personne ne pourrait les rejoindre. Égaler même la performance des deux Américains paraissait impossible avant longtemps. Tout le monde pensait ainsi... sauf quelques rares obstinés. Quelques hommes, en Europe, se sentaient un peu humiliés par le succès de la jeune République Étoilée. Parmi ces hommes, deux se distinguèrent spécialement : Ellehammer et VUIA. Le premier était un Danois qui, le 12 septembre 1906, sur une piste circulaire, réussit à voler pendant 42 mètres à 50 cm du sol : mais cet exploit eut lieu (comme d'autres...) à l'abri des regards indiscrets et resta quasiment ignoré. Quant à Trajan VUIA, ingénieur d'origine roumaine établi en France, il construisit un aéroplane inspiré de " L'Eole " d'Ader : mais si la voilure souple et verticalement repliable rappelait encore la forme des ailes de la chauve-souris, par contre le très court châssis en tubes était particulièrement léger et, pour la première fois au monde, se trouvait muni de roues à pneumatiques. Le moteur à acide carbonique, qui fournissait 25 CV, ne pouvait malheureusement tourner que trois minutes. Le 18 mars 1906, VUIA, effectuant un essai sur une route à Montesson, parvint à décoller puis à voler à une hauteur de 60 cm sur une douzaine de mètres. Encouragé, il transporta son appareil à Issy-les-Moulineaux (qui sera le berceau de l'aviation française) où, le 12 août, il réussit à nouveau deux vols à 60 cm du sol : vols de 8 et 10 mètres respectivement. Une semaine plus tard, VUIA enlevait son aéroplane à 2,50 mètres de hauteur sur une distance de 24 mètres : toutefois, l'instable engin se cabra soudain et, le moteur s'étant brusquement arrêté, il retomba brutalement au sol où il se brisa. Ces performances n'avaient pas eu de témoins officiels. À ce moment, d'ailleurs, un autre homme captait tous les regards : Santos-Dumont. VUIA a sa place aux côtés des grands pionniers malchanceux de l'aviation : les Le Bris, Ader, Kress, Langley...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:26 (2018)    Sujet du message: Vignettes: Tintin et les avions jusqu'à 1914

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