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PostPosted: Sun 22 Apr - 14:47 (2012)    Post subject: PEUGEOT Reply with quote

DU 15EME AU 19EME SIECLE...



L'histoire de Peugeot n'est pas simplement l'histoire d'une gamme automobile. En effet on trouve des Peugeots établi au 15ème siècle à Vandoncourt, petit village du pays de Montbéliard, appartenant alors à l'Empire germanique. Ils sont agriculteurs, et leurs descendants vont être tour à tour artisans, militaires tisserands, ils exercent souvent des rôles de notables. La famille Peugeot a toujours exercé dans la région une activité rurale et artisanale. Ainsi vers 1532, sur ses terres, Jean Pequignot Peugeot avait érigé des moulins à eau. Ensuite Jean-Jacques Peugeot (1699 - 1741), meunier, fils de Jean Pequignot, va épouser, au début du 18ème siècle, Suzanne Mettetal, fille d’un meunier d’Hérimoncourt. Leur 6ème enfant : Jean-Pierre 1 (1734 – 1814) va être le fondateur de la branche industrielle. A sa mort, Jean-Pierre 1 va transmettre à ses fils une teinturerie, une huilerie et ses moulins à grain.

Au lendemain de la Révolution Française, la principauté de Montbéliard est occupée par des ducs de Wurtemberg, puis annexée à la France le 10 octobre 1789. Ainsi les Peugeots deviennent français, et cela va également permettre, grâce à l’ouverture des barrières douanières, de favoriser les exportations, ce qui va développer et créer des entreprises artisanales, tels que celles des Peugeots. Au début du 19ème siècle, à Hérimoncourt, dans le pays de Montbéliard, les deux fils aînés de Jean-Pierre 1 : Jean-Pierre 2 (1768 – 1852) et Jean Frédéric Peugeot (1770 – 1882) s’associent avec un gendre : Jacques Maillard Salins (une puissante famille d'horlogers du Haut Doubs, qui est à la base des montre JAPY) pour créer la société « Peugeot Frères et Jacques Maillard Salins ». Ils obtiennent l'autorisation du Préfet du Doubs de transformer le moulin à grain, du lieu-dit Sous Cratet, en une fonderie d’acier. Mais fin 1814, la fonderie n’est plus rentable et est abandonnée. La société se reconvertit alors dans la production des scies et des ressorts pour mécanismes d’horlogerie, et ils vont avoir une production d’acier laminé à froid et d’acier cylindrique pour fournir les entreprises horlogères locales (dont JAPY) en ressorts. Et en 1818, un premier brevet est déposé pour la fabrication des scies. Deux nouveaux actionnaires vont arriver et la société change de raison sociale en 1819 : « Peugeot Frères Aînés et Compagnie » puis en 1825 « Peugeot Frères Aînés, Calame et Jacques Maillard-Salins ». A Hérimoncourt, en 1824, 70 ouvriers traitent 100 à 150 kilos d'acier par jour. L'usine possède trois martinets et sept laminoirs. Appréciés pour leur qualité, les produits Peugeots sont exportés en Suisse, Italie, Turquie....

En 1825, débute la construction d’une usine à Valentigney, au bord du Doubs, qui va être consacrée au laminage à chaud. En 1832, la société devient « Peugeot Frères Aînés », et débute une période d’expansion, à TERRE BLANCHE, une nouvelle usine fabrique de la grosse quincaillerie. Puis d’autres usines s’installent, dans les années 1833 - 1834, à Pont-de-Roide, Audincourt, Beaulieu (à noter qu’actuellement les sociétés du groupe Peugeot ont toujours des usines dans ces localités). Des scies à ruban, des ressorts, buscs de corset, divers outils, des montures de parapluie, etc. … sont produits. Mais en 1842, les deux fils de Jean-Pierre 2 : Jules (1881 – 1899) et Émile, vont connaître une grave crise au point qu’ils sont obligés d’emprunter pour sauver l’entreprise familiale. Puis avec leur neveu, Louis Fallot, ils fondent la « Société Peugeot Frères » qui a son siège social à Valentigney. Un premier moulin à café est fabriqué, en 1850, et des armatures métalliques de crinolines, en 1855. En 1858, l'orfèvre graveur de Montbéliard, Justin Blazer, est chargé de dessiner le logo qui marquera les articles d'acier des usines Peugeot Frères. Le lion marchant fièrement sur une flèche, symbolisant la résistance, la souplesse et la rapidité de l'acier comme l'animal fougueux, est retenu et déposé comme marque au Conservatoire impérial des Arts et Métiers.

En 1865, Jules et Émile commencent à passer la main à leurs fils respectifs : Eugène et Armand. En 1867 débute la fabrication de la première machine à coudre PEUGEOT à Valentigney sous Roche qui va être produite jusqu’en 1936. Une tondeuse à cheveux pour l’armée est produite en 1869 Sous Napoléon III, tout se vend fort bien et l'entreprise est bien prospère. Elle peut ainsi mener une politique sociale d’avant-garde : caisse d’épargne, caisse de secours mutuel (fondé en 1853), soins gratuits, assurance, hôpital, écoles, logements ouvriers, pensions retraites, et surtout dès 1869 la journée de travail de 10 heures, 33 ans avant la loi. Et Émile Peugeot (1815 – 1874) fonde un « prix littéraire pour la paix ».

Éclate alors la guerre de 1870 (le désastre de Sedan, la chute du Second Empire, le siège de Paris, la Commune) qui conduit à un bilan désastreux. Fort heureusement, le pays de Montbéliard reste français. Peugeot Frères a échappé au pire, son activité n’a guère baissé et reprend de plus belle. Elle augmente même dès 1882 avec la construction puis la fabrication en série du « Grand Bi » : la première bicyclette à roues inégales avec transmission par chaîne. La production des bicyclettes PEUGEOT débute à Beaulieu dans le Doubs. Les usines emploient, en 1889, 1100 salariés. Au Paris - Nantes de 1025 km sur route, les cinq premier vainqueurs sont sur des Peugeot : " Succès sans précédent ".Et le premier tricycle "Serpollet Peugeot" à vapeur est présenté à l’exposition universelle de Paris par Armand Peugeot (1849 – 1915). Devant l'énorme succès, un magasin de vente est ouvert à Paris, 22 puis 32 avenue de la Grande Armée. La production de cycles ne cesse de croître : elle atteint 16 000 unités en 1897, 20 000 en 1900.

Peugeot emploie alors 700 personnes à Valentigney, 300 à Beaulieu et 900 à Terre Blanche. Armand expose sur le stand Peugeot, dans la Galerie des machines qui glorifie les progrès techniques, quatre tricycles mues par une machine à vapeur et une chaudière Serpollet. Ces tout premiers engins marchent très mal. Pourtant Armand persiste, il est fasciné par les premières automobiles. Il reçoit Daimler et Levassor à Valentigney fin 1888, et comprend que l'avenir passe par le moteur à explosion.



Fin octobre 1889, dès la fin de l'Exposition Universelle, Daimler envoie son prototype de voiture chez Panhard et Levassor à Paris. Panhard et Levassor, chez qui débute la construction sous licence du moteur Daimler, cherchent un constructeur de châssis qui le montera. Armand Peugeot accepte la proposition. Dès le 20 janvier 1890, les plans du quadricycle Peugeot sont établis. Le 17 mars, Panhard expédie le premier moteur à Valentigney. En mai le premier exemplaire de la Peugeot type 2 roule (le type 1 était le tricycle à vapeur). Un an plus tard, Armand Peugeot réussit à convaincre Pierre Giffard, du " Petit Journal ", de laisser une Peugeot type 3 suivre la grande course cycliste Paris-brest, dans le but de bénéficier de la publicité faite autour de la course. Depuis Valentigney il parcourut ainsi 2 045 km à la vitesse moyenne de 14 km/h. La type 3 a été produite à 64 exemplaires, aux prix de 5900 F, alors que le salaire mensuel moyen était de 110 F. Le moteur de la type 3 était un V2 de 565 cm3 et elle atteignait une vitesse maximal de 18 km/h. La raison sociale "Peugeot Frères" devient "Les fils de Peugeot Frères". En 1892 les 29 premières voitures sont produites. Les premiers pneus sont montés sur un tricycle Peugeot à pétrole. Les Premiers roulements à bille "LIONS" sont créés en 1895. En 1892 la part de l’automobile reste mince. Pourtant en deux ans, les ventes doublent. Armand souhaite désormais développer la construction automobile, alors qu’Eugène reste hostile à cette croissance. Le conflit éclate fin 1895. Armand s’en va avec ses brevets et constitue le 2 avril 1896, à Lille, la Société des Automobiles Peugeot. Les deux sociétés s’engagent à ne pas se concurrencer : Armand et la Société des Automobiles Peugeot ne peuvent construire ni vendre " vélocipèdes, bicyclettes, tricycles et quadricycles, avec ou sans moteur, munis de selles de vélocipèdes et non de sièges de carrosserie ". Et Les Fils de Peugeot Frères s'interdisent de fabriquer ou commercialiser des " voitures automobiles, c'est à dire tous véhicules à moteur munis d'un siège de carrosserie ". Ainsi la Société des Automobiles Peugeot va produire des véhicules de tourisme et des camions. Et en 1896 cette société produit le premier moteur Peugeot conçu par l'ingénieur Gratien Michaux. La Voiturette type 26, équipée de ce moteur, a été produite à 419 exemplaires avec un moteur 2 cylindres horizontal de 1056 cm3, et elle atteignait al vitesse maximal de 35 km/h. En 1897 est construit la première usine Peugeot en dehors du pays Montbéliard : les usines des "autos" à Audincourt (Doubs), en même temps que Fives-Lille. Une agence de location de voiture de livraison s’installe, au 9 avenue Niel à Paris en 1898; le succès est immédiat, mais les trop nombreuses réparations font tourner cet essai au fiasco. Durant les années 1895 – 1898 Peugeot connaît plusieurs victoires (autos et cycles) dans des courses nationales et internationales. Et en 1899 ce trouve au catalogue une quinzaine de modèles de véhicules automobiles, de 2 à 12 places et de 720 à 1250 kilos. Ainsi Armand connaît le succès : 54 voitures en 1887, 156 l'année suivante, 500 en 1900. A Beaulieu, Eugène utilise l'espace libéré par le départ des automobiles pour construire une moto et un tricycle à moteur : ils seront présentés en décembre 1898. La société des Fils de Peugeot Frères produit en moyenne 20 000 bicyclettes, 100 tonnes de buscs et six tonnes de ressorts de pince-nez.



A suivre...

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Suite...

A PARTIR DU 20EME SIECLE...

En 1901 la première moto Peugeot de 1,5 cheval est produite. En 1902 un prix national est décerné à un camion Peugeot. Une 20 CV Peugeot grimpe la cote de la Turbie (Alpes-Maritimes) à 40 km/h. 600 salariés travaillent à l'usine de Lille, 800 à Audincourt. Le siège des usines automobiles Peugeot est à Levallois, en région parisienne. Et après la phase des prototypes, Peugeot se lance dans les séries : le double phaéton est construit à Lille équipé d’un moteur 4 cylindres (un moteur de type « carré » ou « supercarré » monté sur une « voiturette »). En 1903 les premières motos de 5 chevaux de la société Les fils de Peugeot Frère apparaissent au catalogue. C’est en 1905 qu’est lancé en grande série la « bébé Peugeot » à moteur monocylindre vertical. Tandis que la société « les fils de Peugeot Frères » met au point la « Lion Peugeot » à moteur monocylindre puis bicylindre en V. Cette Lion Peugeot empiétait sur le domaine réservé d’Armand en la présentant au Salon.




Ainsi de nouveaux accords de non-concurrence sont signés en 1906, puis en 1907. Mais ils coûtent très cher aux Fils de Peugeot Frères : pour construire des voitures Lion, Robert, Pierre et Jules (les trois fils d’Eugène) doivent verser un million de francs par an à leur oncle Armand. Pourtant Goux et Boillot gagnent, en 1907 et 1908, de nombreuses compétitions sur voiturettes "Lion Peugeot". Mais l'indispensable fusion se fait en février 1910. Les Fils de Peugeot Frères apportent à la Société anonyme des Automobiles Peugeot tout ce qui concerne le cycle, l'automobile, les pneumatiques, les machines à coudre et les pièces détachées ou accessoires s'y rapportant. Ils apportent aussi l'usine de Beaulieu. Le conflit est clos, stabilité et profits seront la règle jusqu'en 1914. Et durant cette même année 1910 l’usine de « Sochaux Montbéliard » dans la plaine de la Vouaivre est construite. Et un atelier de carrosserie à Mandeure (Doubs) est implanté. Une voiture de course moderne va être construite : avec sont moteur de 7600 cm3 et ses pointes à 160 km/h elle fait sensation.



En 1913, la Bébé Lion Peugeot est lancé dans les usines de Beaulieu. Cette voiture 6CV de 855 cm3 avec capote, pare-brise articulé et montant jusqu'à 45 km/h, fut conçue par un milanais qui deviendra célèbre, Ettore Bugatti. Elle a été produite à 3095 exemplaires, et elle coûtait 4000 F alors que le salaire moyen était de 267 F par mois. Ainsi en 1913, la société fabrique plus de la moitié de la production française d’automobile (9938 véhicules). Jules Goux au volant de sa Peugeot L76 remporte le Grand Prix d’Amérique d’Indianapolis, et bat à Brooklands le record du monde de l’heure en départ lancé en atteignant 170,558 km/h, grâce à une L76 recarrossée et surnommée la Torpille. Tandis que les usines de Beaulieu, Valentigney, Audincourt et Lille, de la Société des automobiles et des cycles Peugeot emploient 2500 salariés et construit 10 000 voitures et 80 000 bicyclette par an, en 1914 l’usine de Lille est occupée, et les autres usines sont mobilisées pour l’effort de guerre (63 000 vélos ,3000 voitures, 6000 camions, 1400 moteurs de char, 10 000 moteurs d'avion, 6 millions de bombes et d’obus). Le « Bulletin des Usines : premier journal d’entreprise en France est crée (il deviendra « le courrier des usines », puis « vite et loin » et « Peugeot magazine » en 1981).

En 1919, après la Première Guerre Mondiale, le personnel est dispersé et décimé, l’outil de travail est très éprouvé. Il faut repartir à zéro, et Peugeot est très mal armé face à la concurrence. Ses modèles automobiles sont vieillissants et la Quadrillette, qui sortira en 1921, se fait attendre trop longtemps. La moto ne se porte pas mieux sur un marché inondé par les machines, anglaises ou américaines, des surplus militaires. La Société Anonyme des Automobiles et Cycles Peugeot s’endette. C’est la fin des de l’époque des pionniers.

Alors que sort en 1925 la 100 000ème voiture à Sochaux, en 1926 les cycles, rentables, sont séparés de l’automobile déficitaire. Naît alors la Nouvelle Société des Cycles Peugeot au capital de 15 millions de Francs, et 5 millions sont aussitôt affectés au rachat de l’usine de Beaulieu, qui accueille le siège social, cependant par la suite peu de modifications se sont faites dans les Cycles Peugeot. Les Automobiles Peugeot vont concentrer leurs moyens de productions dans le seul groupe d’usines de Sochaux – Montbéliard, sous l’impulsion de Jean-Pierre Peugeot (1896 – 1966). Celui-ci va inventer le sponsoring en devenant le président du club qu’il venait de créer : le FC Sochaux. L'équipe dit des " Boutons d'or ", à cause de la couleur des maillots, résista face aux " équipes fédérales " imposées par Vichy. A partir de 1928, l’usine de Lille se spécialise dans les moteurs diesel.

La 201 est lancée en 1929, en pleine crise économique, suite au crack boursier de Wall Street. Les investissements consacrés au complexe industriel de Sochaux éviteront sans doute à l'entreprise la faillite que connaîtront nombre de constructeurs automobiles français de cette époque. La modernisation et la généralisation de la production en série augmenteront la rentabilité des usines. Jusqu'à présent les modèles Peugeot se suivaient dans une numérotation plus ou moins logique. A partir de ce modèle le premier chiffre indique la série, le dernier la chronologie à l'intérieur de la série, le tout articulé autour du zéro central. La 201 a été produite à 18 867 exemplaires, son prix de vente était de 17 800 F alors que le salaire mensuel moyen était de 695 F. Elle était équipé d’un moteur 4 cylindres de 1 122 cm3, et atteignait 80 hm/h. En 1932 la 201 remporta le rallye de Monte-Carlo. Cette même année la 301 fut lancé. Toutes les séries Peugeot avaient adopté les roues avant indépendantes. Cette disposition va par la suite être adoptée par tous les constructeurs.



Les premiers outillages électriques voient le jour en 1933, et en 1934 des modèles aérodynamiques sont lancés : la 401, et la 601 possédant un moteur six cylindre. Le renouvellement de la gamme commence en 1935 et logiquement la remplaçante de la 401 devient la 402, et ainsi de suite pour les autres modèles. Les techniques de fabrication de la carrosserie évoluent vers le tout acier. Le marchepied a disparu et les phares se trouvent derrière la grille de calandre, ce qui donne des formes encore plus fluides. A l’élégance de sa carrosserie dite « Fuseau de Sochaux », s’ajoutent des performances séduisantes (la 402 atteignait 120 km/h avec un 4 cylindres de 1991 cm3), et deux qualités traditionnelles chez Peugeot : l’économie d’entretien et la robustesse. En 1936 c’est la 302 qui est lancée. Puis en 1938 la 202. La production annuelle est de 50 000 voitures, soit le quart de la production nationale. Sochaux compte 13 000 salariés. La 402 « Darl’mat » est victorieuse aux 24 heures du Mans. Pendant la guerre, les usines Peugeot sont occupées ou sabotées. Les fabrications sont donc transférées à Bordeaux Mérignac, dans le cadre des plans de mobilisation pour la guerre. Tandis que les usines de Sochaux, occupées par les Allemands, fabrique 500 camionnettes par mois. Dans la nuit du 15 au 16 juillet les usines sont bombardées par des Lancaster britanniques. Des ateliers sont gravement endommagés, et le bombardement fait 125 morts et 250 blessés parmi la population civile de la ville de Sochaux, et plusieurs cadres et ouvriers résistant sont déportés en Allemagne.



En 1944 la région est libérée par la première Armée Française du général Delattre de Tass Igny. Mais les usines sont pillées, le personnel est dispersé. Le nouveau démarrage est difficile (9400 salariés) et la reprise partielle des fabrication ne s’effectue qu’en 1946, avec une production de 14 000 « 202 ».

La 203 est présentée au Salon de l’Automobile de Paris en 1948. Elle fut la voiture du renouveau et de la reconquête. Modèle unique de la gamme, elle fut également la première Peugeot à coque autoporteuse comme le sont pratiquement tous les véhicules aujourd’hui.



Puis en 1955 la 403 est produite. Pour la première fois, Peugeot invite les services du concepteur italien Pininfarina basé à Turin, à concevoir un de ses modèles. C'est le début d'une collaboration fructueuse qui perdure toujours aujourd'hui. Les 403 est le premier Peugeot qui possède un pare-brise convexe et les 403 est la première voiture produite en série dans le monde à avoir un ventilateur automatique qui est commandé par la température de moteur. Le premier ordinateur (un IBM-650) apparaît à Sochaux, en 1956, pour la gestion des approvisionnements. En 1959 la 2 000 000ème voiture sort des usines de Sochaux. Et la même année est lancée la 403 à moteur diesel Indenor, ce fut le fut le premier modèle Diesel français de grande série. Et les premières pistes d’essais de la société sont construites sur le site de Belchamp, près de Sochaux.



La 404 remplace la 403 en 1960. Un dérivée cabriolet de la 404 est présenté au Grand Palais où se tient pour la dernière fois le Salon de l’Automobile (avant de déménager l’année suivant à la Porte de Versailles), et tout le monde est d’accord : il est superbe ce cabriolet 404 ! Il marque un grand pas dans la collaboration entre Peugeot et Prinifarina. En effet toutes les carrosseries du Cabriolet 404 sont entièrement assemblées en Italie dans les installations très modernes du grand carrossier. Dès le Salon de Genève, il recevra le moteur à injection. Ce qui permet a cette voiture d’atteindre 160 km/h. En 1961 la production annuelle est de 260 000 véhicules. La construction de l’usine de Mulhouse débute, elle se situe sur plus de 300 hectares de terrains, et elle va devenir progressivement le 2ème centre de production de la société. La première victoire de Peugeot dans « l’East Africain Safari » se produit en 1963 sur une 404. Des pourparlers avec Citroën aboutissent, en 1963, à un accord limité d’association. Le rapprochement ne progresse pas et des négociations avec la Régie Nationale des usines Renault sont entamées. La première traction construite par Peugeot : la 204 arrive en avril 1965 (elle a été produite à 1,5 million d'exemplaires). Et ce produit un transfert juridique de l'ancienne Société des Automobiles Peugeot qui devient un holding détenant le contrôle de l'ensemble des sociétés du groupe, sous le nom de Peugeot S.A.. Les actifs industriels et commerciaux de la société des automobiles Peugeot et de la société INDENOR sont regroupés pour former la "Société Automobiles Peugeot" dont l'activité est la production et la vente d'automobiles, pièces pour l'automobile, fabriquées dans les usines de Sochaux Montbéliard, Bart, Mulhouse, Dijon, Lille, Saint-Étienne, Vesoul et la Garenne. Un accord est finalement signé avec la Régie Renault, en 1966. Et en 1968 la 504 est lancé. En plus des nombreuses ventes de cette voiture, elle remporte plusieurs victoires en rallye. L’anneau de vitesse au centre de Belchamp, près de Sochaux, est construit en 1969. En 1971 la 304 (produite à 1,2 million d'exemplaires) est lancées ainsi que des coupés/cabriolets 504. Cette année là Peugeot est le 2ème constructeur Français de voitures particulières. Un accord echnique est fait entre Peugeot, Renault et Volvo, afin de concevoir un moteur V8 à l'usage des trois fabricants. Le moteur prend la forme finale d'un moteur V6, appelée le PRV (Peugeot – Renault – Volvo). La 104 (produite à 1,5 million d’exemplaires) est assemblé cette même année dans le centre le Mulhouse (qui emploi 9 000 salariés pour ce centre et 35 000 à Sochaux). Ainsi l’activité automobile du groupe Peugeot et de ses filiales représente 57 000 emplois, sur un total de 71 000. La production annuelle est alors de 671 000 véhicules, et sort la 2 000 000ème 404.



En 1973, Peugeot a déjà fabriqué près de 8 millions de véhicules depuis son origine, et Automobile Peugeot adopte le régime de direction de l’administration des sociétés anonymes européennes, comportant un conseil de surveillance et un directoire.

En 1974 Peugeot est en négociation avec Michelin concernant Citroën. Et la 504 coupé V6 est lancé. La 604 suit, l’année d’après, avec un six cylindre en V, ce qui couronna une gamme particulièrement bien fournie et renoua avec le luxe des 601 d'antan.



De plus en 1975 le centre Technique de Bavans, près de Montbéliard, pour l’étude et les essais d’échappements et de système d’antipollution pour l’automobile est construit. C’est finalement en 1976 que Peugeot SA et Citroën SA fusionne, après que le groupe Peugeot ait acquis 90 % du capital de Citroën SA, après un échange des parts avec Michelin. La structure actuelle du groupe est mise en place sous l’égide de la société holding qui s’appelle désormais PSA Peugeot – Citroën. Et Peugeot Lille sort son 1 000 000ème moteur diesel. La 305 sortira cette même année 1977. Ensuite en 1978, PSA Peugeot- Citroën achètent les trois filiales européennes de Chrysler Corporation : Chrysler France (Simca), Chrysler R-U (sunbeam-Rootes-Rootes) et Chrysler España.

Les 506 et 604 turbos diesel sont lancées en 1979. La 604 est la première voiture possédant un moteur turbo diesel.



Le 10 juillet 1979, Peugeot annonce la renaissance du nom de Talbot, une marque qu'il a acquise en achetant Simca. Ceci fait, pour un temps, du nouveau groupe PSA le premier groupe automobile européen. Malheureusement, digérer autant de grandes marques n'est pas chose facile même pour un lion... La gamme était trop clairsemée. Talbot disparut en 1986, après une longue agonie. Citroën semblait également condamné. Mais Peugeot reprit bientôt les choses en main et assura la pérennité de la marque Citroën. La TAGORA, la SAMBA et le J5 (véhicule publicitaire) sont sorties en 1980, puis le break familiale 505, le P4 (véhicule militaire) et la 305 série 2 sont sorties en 1982.



En 1981 Jean Todt est nominé à la tête de Peugeot Talbot Sport en octobre. Et en 1983 la 205 fut lancé à Mulhouse. Cette voiture connut un triomphe (près de 5 millions d’exemplaire produits). La 309 (1985) qui devait sortir sous la marque Talbot (d'où l'illogisme de son appellation) et la 405 (1987) furent également de grands succès. Dès le lancement à Sochaux de la 405 le modèle était proposé en dix versions essences ! L'accord de Guangzhou donne l'approbation officielle à l'établissement d'une usine de Peugeot en Chine. En 1895 et 1986 Peugeot gagne coup sur coup le Championnat du Monde des Rallyes, avec la 205 turbo 16, et en 1987 (après l’interdiction des groupes B) cette même voiture gagne le Paris – Dakar avec Vatanen et Giroux. En janvier 1988, puis 1989 et 1990, Peugeot gagne encore la course de Paris Dakar avec Kankkunen et Pironen dans les nouveaux 405 T-16 qui a remplacé les 205 T-16.

En 1991 Peugeot se lance dans un nouveau challenge : la 905, propulsée par un moteur V10, participe au championnat du monde des voitures de sport. En 1992 les 905 font une saison fabuleuse avec de nombreuses victoires. Elle commence par Silverstone en mai (Warwick/Dalmas) et puis suivent Les 24 heure du Mans en juin (Alliot/Baldi/Jabouille), Donington en juillet (Baldi/Alliot), Suzuka en août (Warwick/Dalmas) et Magny Cours en octobre (Baldi/Alliot). La saison aboutit au triomphe avec l’équipe Peugeot Talbot Sport prenant le championnat constructeur et Derek Warwick remportant le championnat pilote dans la même catégorie. La série des 06 (106, 206, 306, 406) perpétue depuis 1991 le succès des modèles précédents.



A suivre...

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Suite et fin...

En février 1993, Peugeot dévoile la 306 tandis que la 205 célèbre son dixième anniversaire et le chiffre de production approche 5 millions. En juin, les exploit de la Peugeot 905 en 1992 se répètent en gagnant de nouveau les 24 Heures du Mans (Brabham, Bouchut et Hélary) cette fois retirant un triplé, avec trois voitures dans les trois premières place, de ce fait, confirmant la qualité technique de la voiture et du moteur, Peugeot laisse les championnats du monde de prototypes avec le grand succès et annonce son entrée dans la formule 1 pour la saison 1994 avec McLaren. Cette même année 1993 PSA remet cinquante AX et 106 électriques aux clients à La Rochelle en tant qu'élément de test réel à grande échelle.



En mars 1994 Peugeot dévoile le 806 qui est le produit d'un projet commun convenu par PSA Peugeot Citroën et Fiat en 1978. Le Citroën Évasion, Ulysse et Lancia Zeta de tFiat partagent la même plateforme et, comme les 806, sont construits dans l'usine nouvelle de Sevel Nord qui emploie 3500 personnes. La même association produit également le boxeur, un véhicule utilitaire assemblé dans l'usine de Sevel en Val di Sangro en Italie. En 1994 Laurent Aiello gagne le championnat français de supertourisme dans une 405 Mi16. En 1995 Peugeot change de partenaire en formule 1, avec un mouvement vers Jordan et avec un nouveau moteur V10 de 3 litres. La millionième 106 tombe de la chaîne de montage de Mulhouse, pendant que la 100 000ème 806 part de Sevel Nord. En octobre vient le lancement des 406, un nouveau modèle de mi-portée pour remplacer les 405, qui est construite dans Sochaux. Peugeot va bien et remporte le championnat français de rallye avec des 306 Maxi. La production des 306, en 1996, à l'usine de Poissy, atteint un million de véhicule, 33 mois après son lancement, de ce fait battant les 205 qui ont mis 34 mois à atteindre ce chiffre magique. En juillet, lancement du nouveau véhicule utilitaire conjointement recherché avec Citroën. C'est le Peugeot Partner/Citroën Berlingo construit à Vigo en Espagne. De nouveau, les 306 Maxi sont championnes de France de rallye. Jacques Calvet, président des automobiles Peugeot, est élu président d'ACEA (association des fabricants d'automobile européens).

Le 14 février 1997, Jacques Calvet et Alain Prost, le propriétaire de l'écurie Prost Grand Prix, signent un accord pour les championnats du monde de la formule 1 à compter de 1998. Peugeot s'engage à fournir les moteurs V10 pendant trois années. En mars, Peugeot est le premier constructeur automobile français à adopter la technologie hydraulique soluble pour la peinture. Et pour satisfaire les grandes demandes des nouvelles 106, une chaîne de montage est installée à Sochaux et la production commence là en avril, en parallèle avec la ligne de Mulhouse. En mai, lancement du coupé 406 conçu par Pininfarina et construit dans leurs ateliers à Turin. Au début, les premières ventes annuelles prévus étaient de 15.000 mais, en fait, plus de 23.000 ont été vendues. Le 30 septembre, Jacques Calvet, faisant parti de la compagnie depuis 1982 et président depuis 1984, se retire de PSA. Il est remplacé par Jean Jean Martin Folz avec effet le 1 octobre. En octobre, Peugeot dévoile les 206 au salon de l’automobile de Paris. Laurent Aiello gagne le championnat allemand de supertourisme au volant d’une 406, alors que Gilles et Hervé Panizzi sont les vainqueurs du champion de France de rallye, pour la deuxième année consécutive avec leurs 306 Maxi.

Un accord, en 1998, est signé avec les autorités de Rio De Janeiro pour la construction d'une usine d'automobile, pour être opérationnel en 2001. La politique d'employer les plateformes communes et de les usiner pour les deux marques de PSA, Peugeot et Citroën, est adoptée. En mars, introduction de la voiture du concept '"20 Coeur" au salon automobile de Genève. Son toit pliant adopte une idée frayée par Peugeot en 1934 avec l'éclipse 401. Il permet d’avoir 2 sièges arrière supplémentaires pour un usage occasionnel. L'annonce de ce petit miracle produit à un prix d'environ 100.000 F provoque la grande excitation du public.



PSA prend la commande de l'usine de Sevel Argentine où est 405, 206 et le Berlingo sont produits. En novembre, introduction des 206 WRC aux championnats du monde des rallye à compter de 1999 au rallye de Corse. Elles gagnent dans le rallye de San Remo, puis en 2000, 2001 et 2002 les 206 WRC sont championnes du monde des rallye, et l’équipage Grönholm/Rautiainen est champion du monde pilote en 2000, et 2001. En octobre 1999, Peugeot dévoile les 607, sa nouvelle voiture de prestige, au salon de Francfort. Peugeot indique également le développement technique d'importance majeure, le premier filtre de particules sur un moteur diesel. En mai 2000, la millionième 206 sort des chaînes de production, 18 mois après son lancement. Les 2 et 3 juin, le nouveau musé de Peugeot, Musée de l'Aventure Peugeot, est inauguré à Sochaux. Il contient 200 véhicules, y compris 150 voitures. Aujourd’hui nous sommes dans la série des 07 (307, 407, 607, 807), mais Peugeot va dédoubler le 0 pour tous ses futurs modèles inédits (1007, …)

Depuis 2007, Peugeot engage sa 908 LMP à moteur Diesel dans les grandes courses d'endurance et en 2009 Peugeot met fin à la suprématie d'Audi en signant le doublé aux légendaire 24 Heures du Mans , Le Lion a dominé pendant 24 heures sans avoir rencontré aucun problème majeur et l'équipage de la 908 n°9 composé de David Brabham, Marc Gené et d'Alexander Würz a remporté la course !



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