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:: DELAHAYE 135 S 1935-1937 ::

 
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PostPosted: Sun 22 Apr - 14:18 (2012)    Post subject: DELAHAYE 135 S 1935-1937 Reply with quote



PRESENTATION DE LA DELAHAYE 135…

La 135 est sans aucun doute le modèle qui a fait la réputation de Delahaye, faisant entrer cette marque dans le gotha fermé des marques mythiques. Jusque-là, le constructeur parisien s'était cantonné dans des modèles bourgeois, regardant le monde de la compétition sans oser l'investir, se contentant d'affirmer dans ses catalogues que ses voitures incarnaient les « qualités de la race ». Tout change au début des années 30 avec l'étude d'un nouveau groupe motopropulseur, largement développé par un nouveau venu, l'ingénieur Jean François. Le six cylindres qui s'installe sur la 138 du salon d'octobre 1933 préfigure alors la 135 et les premiers gros efforts de la marque pour s'investir dans la compétition. Avec un tel succès que le virage alors pris par Delahaye est irréversible. Aux côtés des versions résolument sportives, le châssis 135 va également se voir habillé par les plus grands couturiers de l'époque, les Saoutchik, Chapron, Figoni & Falaschi, Antem, Dubos, Marcel Pourtout, investissant alors les concours d'élégance. Les salons feutrés après les paddocks enfiévrés... La légende est en marche, brutalement stoppée par la guerre qui coupera les ailes à Delahaye comme à la plupart de ses concurrents. Une certaine idée du luxe associée au sport disparaissant alors, laissant cependant une image si forte qu'elle suscite toujours autant les passions, un demi-siècle plus tard.

C’est en 1894 qu’Emile Delahaye créa la marque automobile qui porte son nom. Bientôt située à Paris, rue du Banquier, dans le XIIIe arrondissement, la firme se spécialisa dans la production de voitures de gamme supérieure et de camions de moyen tonnage, et en particulier d’engins de pompiers. Ce dernier secteur fut très vite monopolisé par la firme Delahaye.

La firme de la rue du Banquier dut attendre le milieu des années 30 pour connaître ses plus belles heures. En effet, les automobiles Delahaye étaient déjà connues et reconnues, mais elles n’avaient pas encore acquis le prestige de certaines rivales. La légende rapporte qu’Ettore Bugatti lui-même conseilla à Charles Weiffenbach, propriétaire de la marque depuis le retrait des affaires du fondateur Emile Delahaye, de revigorer ses modèles : « Vos voitures sont excellentes mais trop lourdes et lentes. Donnez-leur de la puissance ! » aurait lancé Bugatti.

Le constructeur de la rue du Banquier recruta alors l’ingénieur Jean François qui allait travailler sur une nouvelle voiture, la 135, qui allait porter haut les couleurs de la marque dans les compétitions, les salons, mais également sur les routes de France. La 135 était motorisée par 6 cylindres de 3,5 litres, et elle se situait dans la gamme Delahaye entre les 132/134, 4 cylindres de 2 litres et les 138/148, 6 cylindres de 3,5 litres à grand empattement.

En version S, la 135 s’illustra notamment à la Course du Million à Monthléry (1ère en 1937), au Rallye de Monte-Carlo (1ère en 1937 et 1939), et aux 24 Heures du Mans (1ère en 1938).
La Delahaye 135 fut également vedette des concours d’élégance et des salons de 1935 à 1938, puis de 1946 à 1950, après le conflit mondial. Pourtant, le moteur des 135 (comme celui des autres modèles de la marque) dérivait de celui qui équipait les camions Delahaye. Ce qui faisait se gausser certains puristes (en particulier les propriétaires de Bugatti), qui déclaraient avec ironie que les 135 étaient équipées d’un moteur de camion…

Les Delahaye 135 étaient habillées par les plus grands carrossiers de l’époque tels que Letourneur & Marchand, Figoni & Falaschi, Guilloré, Saoutchik, Antem, Autobineau, Pourtout, et surtout Chapron qui en réalisa le plus grand nombre. Tous ces grands noms de la carrosserie française ont disparu, victimes de l’effondrement des marques françaises de prestige et de l’émergence dans les années 50 des carrossiers italiens comme Pininfarina, Ghia ou Bertone. La 135 resta le modèle favori des clients jusqu’à son remplacement par la 235 en 1950, malgré l’apparition en 1947 et 1948 de modèles plus modernes, les 175, 178 et 180 6 cylindres de 4,5 litres.
Les exceptionnelles Delahaye 165 12 cylindres ne furent produites quant à elles qu’en sept exemplaires seulement. La 235, dont la carrosserie (ponton) beaucoup plus moderne reposait sur le même châssis que la 135, ne vécut que quatre ans, puisque la firme Delahaye, exsangue depuis près d’une décennie et profondément enracinée dans le domaine de la voiture exclusive, disparut en 1954, entraînant avec elle la firme de prestige Delage qu’elle avait rachetée en 1935.

Hotchkiss, qui venait également de mettre un terme à sa production de voitures particulières en cette année 1954, reprit Delahaye pour produire sous licence et à petites cadences, sous le nom d’Hotchkiss-Delahaye, la célèbre Jeep Willys, qui s’était illustrée sur tous les fronts de la Seconde Guerre Mondiale. D’autre part, Hotchkiss poursuivait la production de ses propres camions de moyen tonnage, dits camions rapides, dans ses ateliers de Saint-Denis. En ce qui concerne le segment des voitures françaises de luxe et de grand tourisme, la demande s’orientait maintenant, en cette année 1954, vers les nouvelles berlines Simca Vedette (Versailles et Régence) et coupés Facel-Vega. L’industrie automobile française entrait dans une ère nouvelle.

En 1956, le nom Delahaye fut abandonné, tandis qu’Hotchkiss allait vivoter encore quelques années (dans le domaine du véhicule utilitaire), avant de disparaître à son tour au début des années 60.
La Delahaye 135 S fut produite de 1935 à 1937 à 18 exemplaires seulement.




CARACTERISTIQUES TECHNIQUES DE LA DELAHAYE 135 S…

Longueur x largeur : 4.05 x 1.7 m
Empattement : 2.95 m
Largeur de voies : AV 1.4 m, AR 1.47 m
Cx : 0.803
Poids 1270 kg
Pneus AV et AR : 6.00 x 17
Suspension avant : indépendante ressort à lames transversales
Suspension arrière : essieu moteur, lames semi-elliptiques
Moteur : 6 cylindres en ligne de 3557 cc, arbre à cames en tête, 2 soupapes par cylindre
Boîte de vitesse : manuelle à 4 rapports
Transmission : aux roues arrières
Alésage x course : 84 x 107 mm
Puissance : 160 chevaux à 4200 tours / minute
Alimentation en carburant : par 3 carburateurs Solex en position horizontale
Taux de compression : 8.2 : 1
Vitesse maxima : 201.2 km / h
Accélération : 400 mètres départ arrêté en 16.4 secondes
Carrosserie en aluminium sur châssis en acier
Ailes amovibles permettant d’utiliser la voiture en Grand Prix et en catégorie Sport.
Capacité du réservoir : 102 litres

LES DELAHAYE 135 S EN COURSES AUTOMOBILES EN 1936 ET 1937…

La 135 S Delahaye a connu un grand succès dans le sport automobile, en particulier lors des événements organisé par l’Automobile Club de France et excluant les voitures allemandes. C’est ainsi que la Delahaye 135 s a participée aux légendaires 24 Heures Du Mans avec succès.

Pour la saison 1936 Delahaye avait monté sa propre équipe d’usine d'équipe en utilisant les pilotes comme Albert Divo et Albert Perrot. Les premiers succés furent remportés durant lesTrois Heures de Marseille où les 135 S prirent les six premières places ! Un mois plus tard, lors du prestigieux Grand Prix français de Montlhéry , les Delahaye 135 S terminérent deuxième, troisième, quatrième et cinquième. Deux semaines plus tard, Schell et Carrière finirent les 24 Heures de Spa à la troisième place.

En 1937, les 135 S ont été modifiées pour pouvoir participer aux grandes épreuves. Elles ont couru à Monte-Carlo, aux Miggle Miglia et aux 24 Heures du Mans ou elles terminent seconde et troisième.



LES 24 HEURES DU MANS 1938…

Le point culminant de la carrière de la 135 S sera sa victoire au Mans en 1938. Durant cette course les pilotes Eugene Chaboud and Jean Tremoul remportèrent la course sur la Delahaye n°15 après avoir effectué 235 tours de circuit et parcouru 3180,940 kilomètres, à la vitesse moyenne de 132,539 km/h km/h. En seconde position, à deux tours, on trouve la Delahaye 135S pilotée par l’équipage Serraud - Giraud Cabantous.
Devant un public nombreux partagé entre son affection pour Raymond Sommer et son désir de voir triompher une voiture bleue, les 42 machines alignées en épis s'ébranlent à 16 heures. Les deux Delahaye 4.5 litres premières sur la grille de départ s'élancent en tête, mais elles sont immédiatement débordées par l'Alfa Romeo de Sommer qui revient de l'arrière comme une fusée. Le pilote ardennais s'installe au commandement et dès le premier tour (départ arrêté pourtant), il frôle le record du tour ! Seul Philippe Étancelin parvient à garder le contact. Le pilote normand attaque, réussi à passer en tête, s'incline et repasse, mais il casse son moteur dans cette brève bagarre. Mené dans la plus pure tradition des Grands Prix, ce début de course est aussi spectaculaire que destructeur. Les Delahaye 4.5 litres s'essoufflent. Comotti trahi par sa boîte et Chiron par son moteur doivent renoncer avant même d'avoir pu dévoiler leur potentiel. Les autres ne peuvent que suivre de loin. Les Delahaye 135 misent sur la régularité, mais à minuit, la meilleure d'entre-elles, pilotée par Chaboud - Trémoulet a déjà concédé six tours à l'Alfa Romeo. Insolente d'aisance et de fraîcheur, la voiture italienne poursuit sa ronde en roulant nettement au-delà de tous les records. La Delage et la Talbot de Trévoux - Levegh qui avait tenté de résister pendant la nuit paye bientôt leur audace et au matin, les autres Françaises ont renoncé au combat et décidé de jouer placé. Dans ce contexte, l'avance de l'Alfa Romeo est presque surréaliste : 14 tours, soit près de 190 km sur la Delahaye de Chaboud - Trémoulet. Régulier le tandem n'a pas été épargné par les ennuis (boîte de vitesses, échappement cassé) faute d'une bonne préparation mécanique.

Peu avant 14 heures, la course bascule. Le pneu avant droit de l'Alfa, lancée à pleine vitesse dans la ligne droite des Hunaudières éclate. Sommer parvient à contrôler l'embardée et à rentrer à son stand. Biondetti repart, mais deux tours plus tard, il s'immobilise entre Arnage et Maison Blanche. Pendant la "voltige" de Sommer, la transmission a été touchée et entraînée une rupture d'une canalisation d'huile qui a grippé le moteur. La Delahaye de Chaboud - Trémoulet hérite donc du commandement à deux heures de l'arrivée. Deux heures de torture pour l'équipage qui roule en prise directe depuis ses ennuis de boîte de vitesses et surtout sous la menace d'une possible disqualification. Ils ont, en effet, perdu le bouchon de leur réservoir d'essence portant le scellé de garantie apposé par l'organisateur. C'est un cas de mise hors course, mais à l'arrivée personne ne le verra (ou ne voudra le voir) et c'est cette Delahaye très fatiguée qui finit par s'imposer devant l'autre 135, tout aussi malade (réservoir fissuré) de Serraud-Giraud Cabantous. Un véritable triomphe pour les couleurs françaises qui raflent les cinq premières places (du jamais vu ), alors que la victoire à l'indice revient à une petite Simca 5 préparée par Amédée Gordini.



Pour l’anecdote, vers la fin des années 1960, durant 3 années je poursuivis mes études à l’Ecole Nationale de Physique, Chime et Biologie de Paris située rue du Banquier dans le 13éme arrondissement et sur l’ancien site occupé jadis par l’usine Delahaye…

L’ensemble des informations données ici n’engage que moi.

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PostPosted: Sun 22 Apr - 14:18 (2012)    Post subject: Publicité

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